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L'exquise Nouvelle

Pays

mercredi 29 mai 2013

Colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et Frédéric Dard »

30, 31 mai 2013, Salle 3, Présidence de l’Université de Savoie,
27 rue Marcoz, 73000 Chambéry

et 1er juin 2013, Hôtel Best Western, Chambéry

Entrée libre


Pour qui s’intéresse à la littérature populaire du Xxe siècle, il est impensable désormais de ne pas se pencher sur l’œuvre de Frédéric Dard, qu’il s’agisse de sa production signée San-Antonio ou des moins connus (car très distincts dans le fond et la forme) romans noirs signés de son nom.
Un premier colloque avait initié la recherche universitaire sur cet auteur prolixe à Bordeaux en 1965 ; un deuxième a été tenu en Sorbonne pour les dix ans de sa mort, en 2010, dont les actes ont été publiés récemment (San-Antonio et la culture française, F. Rullier-Theuret et al. (eds.), Chambéry, Ed. de l’Université de Savoie, 2010). C’est dans la lignée de ce dernier et avec les mêmes organisateurs (Dominique Lagorgette, Françoise Rullier-Theuret, Dominique Jeannerod et Thierry Gautier) que se tiendra du 30 mai au 1er juin prochains le colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et de Frédéric Dard ». Une vingtaine de communications sont à ce jour prévues. On s’interrogera sur les rapports qu’entretenait l’auteur avec des phénomènes linguistiques et stylistiques aussi variés que les notes de bas de page, les locutions latines, les proverbes, ou toutes autres formes perçues comme (proto)typiques de son écriture ; des questions comme l’usage du discours rapporté, des figures de style associées à l’écriture parodique ou des emprunts sont autant de pistes possibles.
Une publication des communications est prévue aux Editions de l’Université de Savoie.

L’assemblée générale annuelle des Amis de San-Antonio se tiendra à Chambéry cette année du 1er au 3 juin, afin de permettre aux membres de l’association d’assister aux travaux du colloque.

Comité local d’organisation : Dominique Lagorgette, Pierre Savouret, Marie-Ange Mayoussier (Université de Savoie)

Comité scientifique : Thierry Gautier, Dominique Jeannerod, Dominique Lagorgette, Françoise Rullier-Theuret, Raymond Milesi




Colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et Frédéric Dard »


30, 31 mai 2013, Salle 3, Présidence de l’Université de Savoie,
27 rue Marcoz, 73000 Chambéry

et 1er juin 2013, Hôtel Best Western, Chambéry

Programme prévisionnel

Jeudi 30 mai

14h : inscriptions et accueil

14h30-15h : Mot de bienvenue et introduction

15h – 15h45 : Françoise Rullier-Theuret (Sorbonne), « Offenser grand-mère »

15h 45 - 16h30 : Pierre Laurent Savouret (U. de Savoie), « La Peuchère : les premières paroles de Frédéric Dard »

16h30 : pause

17h – 17h45 : Raymond Milesi (Amis), « Les figures de San-Antonio : transgression et dévoilement »

17h45- 18h30 : discussion

Vendredi 31 mai


10h30 : interview de Françoise Dard par D. Lagorgette (retransmission)
                                    
11h : Paul Mercier (U. Franche Comté), « Les registres de la voix de César Auguste Pinaud »

11h45-12h15 : discussion

14h45 – 15h30 : Dominique Jeannerod (Queen’s, Belfast), « Tics et toc du style Série Noire, invention linguistique de San-Antonio»

15h30 – 16h15 : Hugues Galli (Université de Bourgogne), « San-Antonio chez les Helvètes : la Suisse mise en roman(d) »

16h15 : pause

16h45 – 17h30 : Thierry Gautier (Amis), « Il poussa la porte et entra. – Pour une petite traversée de l’incipit san-antonien »

17h30 – 18h discussion

Samedi 1er juin 2013 : attention, changement de lieu !!!! Hôtel Best Western


9h30 – 10h15 Jean-Claude Anscombre (Paris 13), « Du proverbe au menu : le champ parémique de San-Antonio »

10h15 –11h : Serge Amore (Amis) et Dominique Lagorgette (U. de Savoie), « Notes de bas de page, norme et pied de nez dans l’œuvre de Frédéric Dard (San-Antonio, hors série et romans noirs) »

11h – 11h30 : Interview d’Albert Benloulou par D. Lagorgette

11h30 – 12h : table-ronde finale



mercredi 15 mai 2013

Terminus Paradis, un livre d'enfer ?


Françoise  Rullier-Theuret, vous savez, celle qui a fait partie de l'équipe de la Sorbonne, qui s'est faite introduire dans l'ordre des matelassiers, non, vire moi ce regard lubrique, on lui a juste épinglé une médaille sur le plastron, pour service rendu à nation San-Antoniesque...

Bref Françoise vient de commettre un livre, et comme personne mieux que l'auteur peut causer de son oeuvre, je lui laisse les clés du blog, le temps d'un article...


Présentation de Terminus Paradis
Une Afrique authentique, concrète, la vie quotidienne dans un hôtel de luxe décati, où l’on trouve des paumés du bout du monde, Moïse le voyageur, Zakif le tenancier du bar, Ibrahim le fils du pays et le consul de France, en panne lui aussi, qui passent leurs nuits à boire en dissertant sur une liberté qu’aucun d’eux ne semble pratiquer. Cela se passe à Gao, la grande ville du Nord, au Grand Hôtel Terminus Paradis avec ses habitués qui trafiquent au milieu des touristes en groupe organisé, et au bar à Zakif où la clientèle est moins raffinée. Des relations troubles se nouent entre les riches et les pauvres, entre les étrangers et les seigneurs du désert, entre Moïse et la belle Antinéa, mais aussi entre les vivants et leurs disparus. Quelle vieille histoire lie tous ces gens qui prétendent ne pas se connaître ? Il n’y a pas : pour sortir de l’impasse, il faudra raconter, il faudra remonter les années, revivre l’affaire qui entoure la naissance de Moïse. Le seul survivant d’autrefois.

Roman africain, roman exotique, roman initiatique, roman parodique ou roman d’aventure, autant de catégories dans lesquelles on ne saurait classer Terminus Paradis qui, au-delà de toutes ces facettes et facéties, avec son exotisme et son lot d’aventure, parle d’un voyage plus essentiel, plus universel, parce que simplement humain. Derrière les histoires, c’est un livre qui parle de la peur, de toutes les peurs. Les pirates du désert s’emparent des voitures et laissent leurs passagers dans le sable, l’incident de parcours devient le déclencheur d’une descente aux enfers, car le vrai voyage, celui qui vaut la peine d’être tenté, c’est celui qu’on entreprend immobile.
D’un monde à l’autre, un voyage qui tourne mal, une expédition qui se perd et qui survit en autarcie, une petite société coupée des hommes et qui refait le monde selon ses principes.
Une Afrique mythique, où le désert est une allégorie du monde, le grand vide où l’imagination prend le relais de la vérité. C’est un lieu absolument pur où chacun devient exactement ce qu’il choisit (saint ou sainte, prophète, mère, amant, ivrogne, écrivain et peintre) et peut expérimenter ses phantasmes jusqu’au bout et sans limite.
On ne connaît plus ni loi ni respect mais la surenchère dans la folie que les uns appellent absolu et les autres frénésie. Le désert ne vous laisse rien et vous donne en échange tout ce que vous voulez : secte, oasis inconnue, trésor inépuisable, concupiscence et jalousie, tous les ingrédients d’un roman d’aventure s’y trouvent réunis.
L’humour accompagne toujours la narration, certains personnages tendent vers la caricature, ailleurs ce sont des notes plus discrètes qui établissent une distance complice avec des personnages très humains.

D’un monde à l’autre, un fils et son père qui ne se connaîtront jamais, un fils ne voulant pas de son père ni de l’histoire familiale qui le tue. Angelo et Satamon sont très jeunes, à peine des adultes et ils ont à lutter contre leurs compagnons d’infortune pour défendre leur amour et leur enfant.
Françoise Rullier

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