L'exquise Nouvelle

Pays

dimanche 26 juin 2011

San-Antonio entre en scène


San-Antonio entre en scène, monologue écrit par Frédéric DARD, va être joué  du 8 au 31 juillet au théâtre du « monte-charge », un nom prédestiné, me direz-vous pour jouer une pièce de Frédéric, lors du festival d’Avignon.
Personnellement, je n’ai pas encore eu la chance de voir cette pièce, j’espère pouvoir m’en régaler un de ces jours.
Mais rencontre avec le metteur en scène et producteur, Frédéric MARTIN.

Bonjour Frédéric, bienvenue sur le blog de l’association des amis de San-Antonio. Mettre en scène un monologue ne doit pas être chose facile, surtout d’un écrivain de la trempe à Frédéric DARD, car Frédéric est sûrement l’un des auteurs qui à un langage plus imagé, où la tendresse et la poésie se mêlent à l’humour grivois et au cynisme de temps à autre :
Il est vrai qu’à première vue cela peut sembler difficile, car indépendamment de ce qui est dit, beaucoup des jeux de mots et des gags sont des astuces orthographiques, donc faites pour être lues, et non entendues. Toutefois, comme nous le savons tous, l’auteur était très intelligent, et il a écrit ce texte pour le théâtre ! Il savait donc qu’il ne fallait pas y mettre trop de ces digressions littéraires, et il s’est concentré sur le message, en privilégiant l’aspect narratif, voire même philosophique ! Et derrière la grivoiserie, la tendresse et le cynisme dont vous parlez, qui sont bien réels, il y a des points de vue sur la vie, l’amour, les femmes, les hommes, le travail, qui sont tout sauf fantaisistes, et qui parlent à tous. Comme il le disait lui-même : « Mes lecteurs vont du militaire au professeur de Faculté ». Lorsqu’avec un langage très cru, il dépeint une scène d’un film porno, en en faisant ressortir toute la vulgarité et la bêtise, et qu’ensuite il le compare avec le superbe érotisme de Stendhal, tout le monde comprend et adhère à ce message.


Lorsque j’ai entendu parler de cette pièce la première fois, par un ami Suisse qui est venu voir le spectacle à l’Oxymore, j’ai visionné quelques extraits sur Dailymotion, et la première chose qui m’a surpris, c’est l’acteur. Rien n’est fait pour qu’il ressemble à Frédéric DARD, pourtant c’est un monologue de San-Antonio, donc on pourrait dire, le « double » de Frédéric :
Ce qui fait qu’il est encore si populaire, c’est qu’il ne se regarde pas écrire, mais qu’il parle aux gens, comme à des amis. La preuve est qu’il tutoie son lecteur ou sa lectrice. Et si San-Antonio était son double, ça n’était pas lui. Choisir un comédien et le maquiller pour qu’il ressemble à Dard me paraît déjà ridicule, mais en plus c’est bel et bien San-Antonio et non Frédéric Dard qui parle. Et ce double, cette inspiration venue d’ailleurs peut avoir n’importe quelle apparence, n’importe quel âge, pour représenter cet autre, ce masque dont l’auteur s’était affublé. San-Antonio n’est pas réel, alors que Dard l’est.
Cette aventure n’aurait pu voir le jour sans la rencontre première avec LE comédien qui, à mes yeux, a les capacités d’interpréter magistralement San-Antonio… en la personne de Philippe THONNEY. 


Est-ce que pour monter San-Antonio entre en scène, l’on se doit d’être un aficionado de l’œuvre de Frédéric DARD ?
Oui, c’est indispensable. D’abord pour des raisons purement techniques, pour être à l’aise avec l’argot, par exemple. Mais surtout parce que ces messages sont si singuliers, si profonds et drôles, qu’il faut avoir autant de plaisir à dire ces mots qu’à les lire. Mais ça, c’est la base du travail de l’acteur. Pour bien jouer un rôle quel qu’il soit, il faut toujours chercher à défendre ce rôle, à comprendre le personnage, à l’aimer. Avec Dard c’est facile, parfois c’est plus compliqué.

Après San-Antonio entre en scène, cela ne vous démange pas le cortex d’essayer, soit au théâtre, en téléfilm, voire au cinéma, de réaliser un San-Antonio ? Il est vrai que l’exercice à l’air de se révéler périlleux, surtout lorsque l’on voit le dernier essai qui a eu lieu, mais cela ne vous intéresse pas ?
Si toutes les tentatives cinématographiques ont été des ratages complets, c’est que ces personnages sont si outranciers, si particuliers, que chacun se fait son idée de l’apparence du Commissaire ou de Béru. Et c’est ça la magie de la littérature en général. Il est tout aussi impossible de proposer une vision des polars qui convienne à tous qu’à les traduire dans une autre langue. Bien retranscrire sur l’écran la folie, l’inventivité et la grande modernité des romans policiers est impossible. Raconter la vie de Frédéric Dard dans un film n’aurait pas grand intérêt. Par contre, si on représente ce « double », ce personnage pas très défini derrière lequel se cachait Frédéric Dard, tout est possible.

Lorsque l’on demandait à Frédéric Dard qui était San-Antonio, il répondait : « C'est un mousquetaire moderne qui s'exprime comme un camelot. Un redresseur de tort qui redresse à coups de poing. Un sentimental qui baise à corps et à cris. Un sage qui invective. Un écrivain de la main gauche qui s'exprime en style de graffitis. Il t'enseigne la vie, t'apprend à te méfier des cons, à gifler les glandus, à faire minette aux gentilles. » Et pour vous, qui est San-Antonio ?
J’aime beaucoup l’expression, trouvée par Cocteau, d’écrivain de la main gauche. Elle veut tout dire. La main gauche c’est l’écriture qui ne se prend pas au sérieux, et l’écrivain, c’est celui qui délivre le message. San-Antonio est proche des gens, il a réussi par l’humour et le plaisir à les faire réfléchir, il leur a proposé des réflexions sur des sujets très profonds. C’est ce mélange merveilleux qu’aucun autre écrivain n’a réussi, qui fait qu’il est indémodable. Comme il le disait dans une interview télévisée : « A l’intérieur de mes polars, je peux faire passer tout ce que je veux : mes fantasmes, mes angoisses, mes colères, tout ce qui me taquine l’âme ». Et comme on le sait, rien n’est plus efficace que l’humour quand on veut faire passer un message !
Et comme que comme « c’est avec les gens intelligents qu’on déconne le mieux », faites un saut de puce au Théâtre du Monte Charge… nous vous accueillerons à bras ouverts. Vous trouverez toutes les informations sur notre site : http://www.artsandco.ch/.

Eh bien Frédéric, je vous remercie de bien avoir voulu répondre à mes quelques petites questions pour le blog, je vous souhaite un excellent festival d’Avignon, et faire salle comble tous les soirs !!

mardi 21 juin 2011

le Marathon des Mots 2010


Il y a un an, à peu de jours près, se déroulait dans la Ville Rose le Marathon des Mots.
Un hommage était rendu à Frédéric Dard par l'intermédiaire de Jean-Pierre Donnadieu qui a lu quelques-uns de ses textes, depuis, malheureusement,  l'inspecteur auxiliaire Farges nous a quittés, le 27 décembre 2010 des suites d'un cancer.
Grâce à Michel BERGNES, membre éminent de l'association des Amis de San-Antonio, qui fut l'un pilier de cet hommage au marathon des mots, nous pouvons disposer des rushs de cette lecture, merci Michel.

lundi 6 juin 2011

La transgression chez San-Antonio


La soirée sur la transgression chez San-Antonio aura lieu le lundi 27 juin à l'Université de Savoie, à Chambéry, à partir de 16h30. Les conférences auront lieu rue Marcoz, à la Présidence, en centre ville, dans l'amphi De Cottignies.

Plan d'accès :

Voici le programme :
Dominique Lagorgette : "Discours transgressif et marque de fabrique : insultes, jurons et mots doux chez San-Antonio."
Thierry Gautier, Asso des Amis de San-Antonio : "Si un jour votre grand'mère... - Petite traversée des incipit san-antoniens."
Dominique Jeannerod, Queen's University Belfast : "L’instant fatal : le thème du choix transgressif dans les romans de Frédéric Dard."
Françoise Rullier-Theuret, Paris IV : "L'interrogatoire incorrect."
Raymond Milési, Asso des Amis de San-Antonio : « San-Antonio : les figures de la transgression. »

Que du beau linge pour vous "culturer" sur votre héros préféré !!!
Si vous êtes de l'assoce, il serai sympa de prévenir Dominique de votre venue.

Et quand San-Antonio fait des étude, c'est comme la Sorbonne : (San-Antonio Et La Culture Française - Actes Du Colloque International Des 18, 19 Et 20 Mars 2010 En Sorbonne)
Ben vous aurez pareil !!
Les actes de cette soirée seront publiés aux Éditions de l'Université de Savoie.

vendredi 3 juin 2011

Concours Gilbert Joseph et autres infos...

Les librairies Gilbert Joseph organisaient un concours : 

Il s'agissait d'écrire une lettre de refus pour un manuscrit, le participant se mettant à la place de l'éditeur et devant motiver son refus.Notre ami Éric Bouhier a participé, vous imaginez qui il a mis en scène...

Frédéric Dard – San-Antonio

Monsieur San-Antonio,
Nous avons bien reçu le document de près de 40 000 pages, relatant les 175 aventures du commissaire qui porte votre nom et qui est à ce jour le manuscrit le plus long que nous ayons eu à juger. Comme toute maison d’édition consciencieuse, nous avons pris soin de tout lire et vous comprendrez ainsi pourquoi nous avons mis un peu plus de quatre ans à vous répondre. Pourquoi ne pas nous avoir envoyé seulement le premier chapitre, voire la préface ou, même mieux, la quatrième de couverture ? Vous auriez évité de monopoliser notre comité de lecture qui, heureusement délivré aujourd’hui de vos san-antoniaiseries, peut enfin s’attaquer à quatre années de manuscrits laissés en souffrance, un comité par ailleurs littéralement épuisé et dont les repères grammaticaux et orthographiques ont été profondément bouleversés par le déchiffrage de vos élucubrations. Vous-même auriez gagné du temps en abandonnant rapidement ce délire littéraire qui nous fait douter de votre bonne santé psychique. Car autant vous le dire franchement, notre décision fut prise avant même avoir lu la première ligne de vos aventures et dès la découverte de quelques-uns des titres : Turlute gratos les jours fériés, Tarte aux poils sur commande, Bosphore et fais reluire !! Nous vous le demandons : sont-ce des titres ? Et dans quelle collection de nos Éditions de la Joie et de la Foi aviez-vous imaginé que nous vous publierions ? Croyez-vous que le seul fait de vous appeler San-Antonio et de recueillir une Marie-Marie fait de vous un saint ? Et en comparant le membre viril d’un de vos personnages, un dénommé Béru, à un saucisson Jésus de Lyon, surmontant deux généreuses Petites Sœurs des Pauvres, n’avez-vous pas réalisé que vous blasphémiez gravement ?
Sachez-le, colère et pleurs ont accompagné ces heures de lecture que vous nous avez imposées. Et que vous écriviez God Miché à la place de godemiché n’a rien fait pour nous réconcilier avec votre prose nauséabonde.
Non, Monsieur, nous respectons vos souffrances, la censure ne fait pas partie de nos méthodes, mais notre devoir nous impose, et d’alerter les services sociaux, et de détruire dans l’instant ce qui semble être un manuscrit original, dactylographié sur une IBM à boules (encore une de vos allusions perverses !), comme vous nous le précisez dans la lettre accompagnant votre envoi.
Oui, nous l’avouons, nous avons tremblé à l’idée qu’un tel brûlot puisse tomber dans les mains d’un éditeur moins scrupuleux et vigilant que l’est notre maison.
Pour finir, nous vous prendrons à votre propre jeu : dans une énième digression dont vous vous faites le chantre et, qui soit dit en passant, ne fait que nuire à l’intrigue et désoriente le lecteur, vous écrivez ceci, et c’est peut-être la seule remarque pertinente que nous porterons à votre crédit, encore que le choix du vocabulaire ne soit guère judicieux : les mots sont comme les pigeons, on peut les apprivoiser, mais un jour ou l’autre, ils vous chient dessus ! Eh bien, Monsieur, nous allons nous aussi nous lâcher et cela nous fera du bien après le tombereau d’insanités que vous nous avez infligé ces quatre années durant : en effet, étant parfaitement d’accord avec cette sentence, nous sommes persuadés que vous êtes aujourd’hui un sacré tas de merde !
En vous souhaitant que votre IBM vous saute à la gueule.
Avec notre con-passion (comme vous n’auriez pas manqué de l’écrire)
Et que cela soit dit et aussi vite oublié.
Ite missa est
Amen.

Vous pouvez lire les commentaires ICI

Par ailleurs Éric nous informe que le salon du livre de Vannes 17, 18, 19 juin présente une expo Frédéric Dard (Avec Joséphine et René Buvry, le graphiste, nous avons adapté l'expo que nous avions faite à la mairie du XVIIIe pour l'inauguration du square San-Antonio.)
Joséphine sera présente et signera son dernier livre.

Éric a aussi  fait une conférence sur San-A à la 28e foire du livre de Saint-Louis (près de Mulhouse) le 7 mai dernier.
Il a  eu le plaisir de dîner avec Didier Van Cauwelaert  qui a très bien connu Frédéric et n'a pas été avare d'éloges sur son œuvre. (voir l’article qu'il a écrit pour le Figaro lors de la commémoration du décès de Frédéric).

Anecdotique : j'ai trouvé dans un très beau livre, Éloge du silence, de Marc de Schmedt (espaces libres chez Albin Michel) une citation de San-A en p47 :
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots tandis que tes silences les affolent. (Maman les petits bateaux)

Il y a aussi plusieurs références à FD dans le délectable Dictionnaire des amoureux des dictionnaires (Plon) d'Alain Rey). Éric Bouhier à eu l'occasion de discuter avec lui ; il n'a pas fait de chapitre particulier sur le Dictionnaire San-Antonio, non pas qu'il n'apprécie pas l'œuvre, au contraire, et sa contribution à l'enrichissement de la langue française, mais parce qu'il considère que ce dictionnaire ne respecte pas la méthodologie d'un vrai dictionnaire ! Il faut dire que le bonhomme est pointu en la matière et même un des plus grands spécialistes au monde !

Amis de San-Antonio, vous avez  une actualité, des informations ?
N'hésitez pas, faites comme Éric, ce blog est le vôtre !



lundi 30 mai 2011

Jean-Paul BOUQUIN


Jean-Paul BOUQUIN est décédé.
Pas facile de rendre hommage à une personne que l'on ne connaît pas.
Je ne connaissais pas Jean-Paul directement, je ne l'ai jamais rencontré, bien sur je le connais, comment dire, par procuration, ses billets dans le Monde de San-Antonio, dont il était le directeur de publication.
Je possède bien sur IA ORANA, BÉRU ! écrit en 2008, un très beau roman exotique, puis bien sûr, la bible : LE CATALOGUE SAN-ANTONIO, plus de 600 pages, plus de dix ans de boulot acharné, car ce que je retiens de cet homme que je n'ai pas connu, c'est ça : un ACHARNÉ, un type au caractère bien trempé, qui envoyait chier son monde, mais qui était un puits de science sur Frédéric Dard et son œuvre...

Sur le forum des amis de San-Antonio, Thierry de Martrin, a très bien résumé ce que je pense de Jean-Paul Bouquin :
"Je ne connaissais JP qu'à travers ses billets d'humeur sur d'anciens MSA (dont un en particulier où il s'insurgeait contre le prix de certaines éditions originales), son fameux "Ia Orana Béru" qui est le meilleur roman pastiche de San-Antonio que j'aie pu lire et bien sur son catalogue qui est un travail titanesque et que je consulte régulièrement.
Je suis donc très déçu de constater que je ne pourrai jamais le rencontrer (peut-être là haut qui sait mais j'espère le plus tard possible) et je rejoins les autres dans le constat fait qu'autant l'année 2010 a été une année riche et pleine de joie pour l'association autant le 1er semestre 2011 est difficile et plein de tristesse.
Espérons que le 2ème trimestre 2011 ne nous apportera que des bonnes nouvelles !

Thierry DM"

J'ai aussi reçu, pour mettre ici un message de Thierry Derrien, trésorier de l'association, qui a bien connu Jean-Paul : 
"Un mec qui portait bien son nom, BOUQUIN, et à qui on doit le Catalogue San-Antonio et qui si sa santé, abimée, par les excès, avait pu lui donner la force, il aurait fait le catalogue Frédéric Dard.Un sale caractère, mais intègre et droit et je peux vous dire que les échanges de mails étaient parfois violents, mais si justes. Il  apportait tant à l'asso de par son rôle de secrétaire jusqu'en 2003, puis de directeur de la publication depuis, même si son état l'a empêché sur les dernières années de faire ce dont il était capable. Une année de chiotte car après Elisabeth, Jean- Paul, qui sera le prochain ? Déjà que j'ai failli y passer. Il laisse au moins un fils et je crois une fille, mais Daniel pourrait sans doute donner d'autres éléments ! Paix à son âme, il l'a largement mérité et il va rejoindre Celui qu'il vénérait tant...
AME HAINE. Thierry"

Éric Chabanon, lui a tout simplement rendu hommage avec "Un petit dessin montage à la Gauguin"
                                                                 IA ORANA JP

Je terminerai par cette maxime citée par Albert Benloulou :
AMI.
Un ami c'est quelqu'un qui vous connait bien et qui vous aime quand même.
(Hervé LAUWICK )
Je changerai juste la fin, "qui vous aime surtout".
Albert.

Un extrait d'un mail de Jean-Paul,  pris vraiment au hasard. C'était tout lui... :

Je ne vous pardonne pas votre silence. Vous n'avez aucune excuse. Allez vous faire foutre. Je vous enverrai la une du 42 et mon mot DQP mais allez vous faire foutre quand même. Un jour, c'est certain, je resterai muet. Tout comme vous. Tiens, je vais commencer aujourd'hui. Vendredi 22 juin 2007, 23 h 52.

JP 

Et si Bashung avait échangé des mails avec Jean-Paul... Si c'était cet échange qui l'avait inspiré : 
"Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira"
                                                 Frédéric DARD par Jean-Paul Bouquin
Voilà, l'association a bien dérouillé depuis le début de l'année, elle a perdu plein de gens irremplaçables, pourvu que ce soit la fin d'une longue série noire...

jeudi 26 mai 2011

Deux petits jours et puis s'en vont...


Deux petites tours et puis s'en vont...
En voilà un drôle de titre pour résumer une AG...
On va dire que c'est d'abord pour faire un clin d’œil à Patrice absent, et puis aussi parce que le temps passe vite, je me revois encore arrivant vendredi vers 16 h 00, accompagné de Jéjé, François et de Michel, saluant Thierry, Gérard et Dédou qui s'occupaient de l'accueil, je me revois me morfondant, assoiffé par un long voyage, (d'où je partis seul, mais par un prompt renfort nous fûmes plus de cent arrivés à bon port), et le bar n'ouvrait qu'à 18 h 00 !!!
Effusion de joie, bises, bourrades amicales dans le dos, toujours est-il que nous étions tous heureux de nous retrouver pour notre assemblée générale annuelle...
Tu dois traverser le village pour accéder à ton bungalow, ils veulent nous faire crever de soif chez Belhambra ? En sillonnant les chemins du club de vacances, sous le Mohamed qui cognait déjà dur, regardant ces magnifiques palmiers, me suis arrêté avec ma valise pas loin de la flotte, j'ai tendu l'oreille et j'ai entendu mon subconscient me chanter :
"  Bienvenue à Galaswinda, Darladirladada, y a du soleil et des nanas, Daraladirladada, on va s'en fourrer jusque là, darla dire ladada, pousse la banane et mouds l'kawa..."
Une fois les affaires rangées, en fait  tu balances la valise dans le studio de vacances, lâches un fils et te files un coup de flotte sur la tronche, tu retournes voir les potes...


Les festivités ont commencé par  notre GéGé de l'AG qui nous a fait une bien belle conférence sur "San-Antonio et ses dames", sa voix de stentor nous a conté la vie de San et de ses dames, si je puis dire, et je vous causera pas de l'effet de cette voix sur les donzelles de l'assistance...

Vint ensuite l'inauguration du vernissage de l'exposition de Pierre Aufort qui "copie" avec grand talent, et je sais plus ou moins de quoi je cause, (voir l'excellentissime "Les Croquis du Croco" en vente auprès de l'association), les dessins de Dubout à l'encre de Chine, travail de longue haleine lorsque l'on sait le nombre de traits constituant un dessin du génial illustrateur, le nombre de détails, car comme vous pouvez le voir, reste pas grand espace de libre sur la feuille...




Puis vint l'heure de l'apéro, enfin me direz-vous... Suivi du repas dans la salle de restaurant où régnait un immense brouhaha fait d'éclats de rire des uns et des autres, c'est pas là que tu vas entendre des gens s'insulter...




Toujours à la pointe de la manipulation linguistique, de l'à-peu-près capillo-tracté, Raymond Milési, le Maître Cappelo des Amis de San-Antonio, nous a régalé de ses jeux , où bien sur rien n'est truqué, puisque c'est rien que le vice-président qu'a gagné, tu sais l'grand qui lit les question en loucedé avant qu'elles soient posées...




Direction l'bar, où l'on trouve les copains, mais on s'est fait virer à minuit, c'est pas humain, va y avoir des représailles !!

Samedi
Tu le crois ça ??
9 h 00 du matin faut être d'attaque !!!
Ah ! les vaches, je vais pas vous causer comme quoi y a division de groupes, z'ont fait la même chose, juste en décalage..
Pour ma part ça a commencé par un jeu, une fois de plus créé par Raymond, où que tu dois dire si San-Antonio il aime où il aime pas. Là non plus le jeu n'était pas truqué, puisque d'un côté on avait Gérard Kauffmann, qui était opposé.... à Sandrine Kauffmann (bon, on est désolé, mais si on veut qu'ils gagnent un truc, on est obligé de faire comme ça, et ils méritent, oubliez pas leur splendide musée !!)


Ensuite, le car, direction Musée Dubout à Palavas-les-flots, c'est beau, le cadre, puis puis les dessins formidables de Dubout, présentés par Didier Dubout, son petit-fils, avec qui j'ai eu l'occasion de discuter, un homme très gentil animé par la passion de faire connaîre et perdurer l’œuvre de son grand-père.



15 h 00 bourse aux livres et séance de dédicaces, y avait plusieurs auteurs, Maxime Gillio, Jean-Luc Issarni,...et Mézigue !!
Y a pas à dire, ça fait drôle de signer un bouquin, de dédicacer ses dessins, encore merci à Max de m'avoir fait remarquer toutes les fautes sur les petits mots, les mecs, z'avez de vrais collectors entre les pognes !!


17 h 00, on retrouve Didier DUBOUT pour une conférence-débat très touchante, bourrée d’anecdotes, et en prime quelques inédits de Dubout, dont un dessin tiré de Béru-Béru qui ne fut pas publié à l'époque...
Une tombola était organisée, le gros lot était une lettre, lettre de Frédéric envoyée à Albert Benloulou. Albert offrait gracieusement cette lettre à l'association, juste avant le tirage au sort par une main innocente, heureusement que la petite Joséphine était là, parce que sinon on était dans la merde, Albert nous a lu cette lettre...
Et le gagnant fut Philippe Goulu, très ému de recevoir ce cadeau d'une valeur inestimable...


Ne pouvant faire son sketch à table vu que le restaurant est collectif, Marc Armanet, notre Béru, l'a fait dans la salle, des primaires aux élections du bureau 2012, mais depuis le bruit court qu'une femme de chambre qui faisait son pucier a eu des douleur dans le fondement quand il est sorti de sa douche...
J'y crois pas... Béru prendre une douche.. J'y crois pas...


21 h 00 Raymond Milési et Françoise Rullier-Theuret dans "les mots crient, les mots ruent", je peux pas vous en parler, j'étais en train de négocier les horaires de fermeture du bar, faudra voir avec des gens plus sérieux, genre ceusses qui écrivent dans le MSA...
21 h 55 Je reviens pour essayer de tricher et faire mon "boulot de photographe, merde la conférence est finie, c'est un travelo qui est sur scène !!!




Ah non, c'est Serge Gautron, avec de nouveaux personnages, burlesques et cocasses...
22 h 20, je viens mettre au courant les copains que l'on va pouvoir reporter d'une heure la fermeture, coup de bol c'est la suite du  tirage de la tombola, mon ticket est tiré au sort pour un lot de bouquins, du coup, tout le monde a cru que j'étais là depuis le début...

Paraîtrait qu'ensuite un film a été diffusé, mais j'étais retourné négocier les horaires de fermeture, fallait qu'on reste après minuit, afin de fêter l'anniversaire notre trésorier, les quarante-huit carats de Thierry Derrien, et je peux te dire que je suis fin négociateur, ils nous ont foutus dehors à deux heures du matin, comment tu dis ?? fin bourrés aussi ??
Peut-être, va savoir...

 Dimanche...
9 h 00, Doliprane et petit-déj....

10 h 00 Assemblée générale, comme quoi y reste encore des sous, Thierry gère bien, que Max ne se représentera pas l'année prochaine parce que en fin de compte c'est pas qu'un poste de branleur "Vice-Président", que grâce à Jean-Hugues Lamarre les MSA non disponibles vont être réédités, que l'année prochaine l'AG est aux Mureaux, qu'il va y avoir une superbe revue de presse faite par François Vandeberghe, Didier Poiret (lui, il est sur tous les coups, le surhomme de l'assoce) et Jacques Bernard dit le Piton, que l'on refera des collectors comme les tee-shirt, casquettes et mugs qui se sont très bien vendus, l'Ordre des Matelassiers était aussi au goût du jour, encore ?? on arrête ??
Moi, perso, ça m'aurait fait triste que l'on arrête, déjà je l'ai pas, donc ça peut pas s'arrêter de la sorte, puis ce n'est que ma troisième année et cela fait partie des grands moments de l'AG, preuve en est, l'émotion de Sandrine et Gérard quand ils ont parlé de la leur.

11 h 40, dernier apéro....
Les premiers copains s'en vont déjà...
12 h 30 repas, puis superbe surprise de Nassima pour l'anniversaire de son homme, un magnifique fraisier pour tous les amis de San-Antonio, afin que Thierry fête son anniversaire avec nous...


Et comme en Gaule il n'est de banquet qui ne se termine en chanson, Serge Gautron a pris sa guitare et nous a joué quelques savoureux morceaux de son répertoire, notez que lui, on l'applaudit, il n'a pas fini comme Assurancetourix accroché dans un arbre...

Vivement l'année prochaine !!!

Je tiens aussi à préciser que les absents étaient présents dans les cœurs, ceux qui ne pouvait venir, et ceux qui ne pourront plus venir, malheureusement...
Deux hommages ont ainsi été rendus à Élisabeth, Chris a interprété une chanson pour elle
Et un livre d'or était là, afin que ceux qui le désiraient puissent laisser un mot en sa mémoire...

mercredi 11 mai 2011

Change pas de main... Ça vient !!


Eh oui, ça devient bon surtout, plus qu'une semaine et demie, et voici venu le temps de la grande messe annuelle des Amis de San-Antonio, un peu plus précoce cette année (hommage à l'un de ses membres, mais l'amitié m'empêche de balancer son nom ici), mais vendredi prochain, tous ceux qui le pourront se retrouveront à l'hôtel Alambra de la grande Motte, pour un week-end de festivités...

Je ne sais pas grand-chose du programme, les membres du "Polit-Bureau" gardent le secret, mais certaines informations arrivent à filtrer...
Tiens d'abord, te charge pas comme une mule, tu peux déjà te délester du dernier de Patrice Deux petites tours et puis s'en vont, ce n'est pas la peine de le mettre dans ton sac pour une dédicace, Patrice ne pourra être présent parmi nous cette année...Peut être en a-t-il mare de dédicacer ses ouvrages ayant un relent de vielles chaussettes et de calbutes périmés, tu crois pas qu'il serair temps que tu disposasses d'un second sac de sport ?

Bon, sinon quoi d'autre te dire?
Si j'ai quelques infos...
- Tout d'abord la présence à l'assemblée générale de Monsieur Didier Dubout, petit-fils d'Albert, je te ferai pas l'injure de te faire la bio du Monsieur, pour une conférence avec la diffusion d'un film de témoignages sur Dubout de 15 minutes, il se peut que la téloche soit même là, alors lave tes dents et rentre ta langue...
-Didier Dubout présentera un projet d’œuvres complètes de DUBOUT, dont on causerait que les membres de l'assoce pourraient bénéficier d'une jolie remise, pour une pièce qui restera quand même conséquente...
-Tu pourras te délester de quelques €uros pour faire vivre l'association en achetant les jolis objets collectors qui seront mis en vente !!! On n'hésite pas, car sans ce genre participation de notre part, et notre cotisation annuelle, l’association ne pourrait survivre.
-Une présentation, grâce à des photos faites par Joséphine, de la collection personnelle "Dubout" de Frédéric
-Serge Gautron nous fera un nouveau personnage, j'en sais pas plus, ils veulent rien dire...
-On s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'il y aurait un truc secret défense autour du "Mer d'Alors", quand j'ai su ça, j'ai eu un peu peur, mais je n'ai trouvé aucune membre de l'association des Amis de San-Antonio se prénommant Laure...

Voilà, tu m'excuseras, mais j'en ai pas plus à te dire, j'en sais pas plus, si d'ici une semaine et demie j'ai d’autres nymphos, tu peux compter sur ma grande gueule...
Autrement dit, viens faire un tout tous les jours ici !
A vendredi 20 mai... au bar !!
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