L'exquise Nouvelle

Pays

jeudi 28 avril 2011

Cérétan, ma girouette t'épie

Il y a quelques années, notre maître Frédéric avait fait parler un chien, celui de San-Antonio. Salami qu'il s'appelait le bestiau.Oh ! à l'époque, et même encore maintenant, ça avait fait débat, "y a des qui sont pour" et "y en a d'autres qui sont contre".
Mais l'idée était là, farfelue, osée, un peu dingue dans du roman policier, mais comme dirait l'autre, fallait y penser.
Alors que dire d'un gars, qui lui va pas faire causer un clebs mais une girouette, une girouette qui se trouve sur le toit de sa maison.
Alors là, j'en entends déjà dire que la tramontane, c'est le vent de son bled, lui a fait tourner la tête, ben moi je te dis non, je dis juste que le gars est un fan de Frédéric Dard, un Ami de San-Antonio, et que surtout, il a la plume cocasse, et ça c'est bien.
J'ai donc l'honneur et la joie , immense lectorat, de parler de son livre, Cérétan, ma girouette t'épie, avec l'auteur Jean-Luc Issami.

Bonjour Jean-Luc, on ne se connaissait pas, je n'en suis qu'à ma deuxième assemblée générale, c'est par un article et grâce à Sergio Amoré que je t'ai contacté, ce fut un plaisir d'entendre ta voix chantant le soleil (sous la pluie et le froid dans le sud ouest, alors que c'est la sécheresse en Normandie...). C'est toujours un plaisir de savoir qu'un membre de l’association sort un livre, c'est ton premier si je ne m'abuse, quel effet cela fait il de savoir que l'on va lire ton œuvre, que toi qui aimes les livres ?

Tu m’aurais posé la question il y a de cela trois ou quatre mois en arrière, je t’aurais répondu qu’il n’était nullement question de le concevoir. Je me suis pris à un petit jeu grâce à un copain de classe qui s’est exilé en lointaines terres arides du Narbonnais (je réside en PyrénéOrientalies à 90 kms de là). De plus, il est allé leur piquer une fille du coin qu’il a épousée.... mais tout le monde s’en fout ! Bref, je lui ai adressé un ou deux textes par Internet, il a aimé, en a souhaité d’autres et en a exigé de meilleurs. Je lui ai adressé les pires qu’il a jugés  pas trop et mieux meilleurs. Puis m’a ordonné d’en faire un bouquin... je m’en fiche j’avais les photos en réserve. 

Le principe de faire parler une girouette est loin d'être idiot, en effet du haut de son socle, tournant aux quatre vents, elle voit tout, entend tout. Comment t'est venue cette idée ?

 L’idée de la girouette qui parle m’a été pondue par l’oiseau lui-même car j’ai été le premier surpris qu’un simple oiseau en ferraille à la crête plutôt rouillée (et sans emploi) que j’ai bienveillamment placé sur mon toit en tant qu’employé Météoresque du quartier se mette un jour à cocoriser. Au début, c’était le top : mémère écrasait sur le toit et demeurait peinarde comme toute girouette qui se respecte  mais voilà que, du jour au lendemain, la Miss décida de jouer les vedettes. Figure-toi, que l’oiseau se mit à intercepter ses compères de passage et à les contraindre à lui rendre des comptes, un peu comme toi quand tu banques à la sortie de l’autoroute... heureux de venir étrenner une paire d’espadrilles dans MON sud.

Tu as mis combien de temps entre l'écriture en elle même, puis trouver un éditeur, est ce que cela fut un travail de longue haleine ?

Trouver un éditeur  a été chose facile puisque LA girouette édite elle-même (moi pas !) son délire. Une fois encore, la bestiole m’a obligé à chercher sur la Toile un site où s auto - éditer est à la merci du premier... Merci d’y avoir songé ! Conscient de mes capacités en matière d’agencement de textes et de photos, j’ai confié tout le boulot à un pote ex-imprimeur avec lequel j’ai bataillé durant plusieurs soirées puis nous avons adressé directement les fichiers PDF à l’imprimeur. Mon travail a duré pratiquement neuf mois, le temps d’une grossesse normale et de s’apercevoir que le bébé ressemble étrangement à maman Girouette !

Dans le dos de couverture, on parle de plus de cent personnages différents, tous sont plus ou moins réels, puisque tu mets que le lecteur peur reconnaître untel, voire se reconnaitre lui-même, mais les histoires, est ce de la fiction, des souvenirs, ou bien un savant mélange des deux?
 
ll y a un curieux mélange de vérité, de fausse vérité, d’histoires vraies et de fausses histoires, du vrai, du pas vrai... et pas besoin, je le répète, de connaître celui-ci ou celle-là. Ce serait faux de dire que oui !

J'ai lu quelques pages de ton livre, et elles m'ont bien plu,puisque je te l'ai demandé, mais une question, peut-être idiote, est ce que ce livre est surtout destiné à un lectorat régional, ou bien moi, du fin fond ma Normandie je peux entraver tout sans connaitre aucun des protagonistes de ce livre ?

Un gars normalement constitué (débarqué en Normandie ou en Provence), s’il a franchi avec un peu de chance le cap du CE2 doit pouvoir s’en sortir pour capter... Les héros du cru sont de type universel... Il y a du San-Antonio et du Pagnol dans l’air !

Est-ce que tu es tenté par l'écriture d'un autre livre ? Peut-être d'ailleurs est-elle en cours...

Écrire un deuxième livre ne me titillait aucunement les neurones mais je te le confesse, érotiquement, tout le monde en redemande déjà. J’ai  réalisé la dédicace du bouquin le samedi 23 avril dernier, les gens qui n’ont pu y assister se sont excusés, les potes se remémorent des histoires et m’en proposent de nouvelles. Je ne voudrais pas qu’ils me tirent de ma léthargie en  prétextant qu’il est temps de reprendre la plume.

Eh bien Jean-Luc je te remercie pour m'avoir accordé un peu de ton temps, au plaisir de te voir à l'AG, de boire un verre, et surtout, n'oublie pas mon livre avec une jolie dédicace !!!

Si vous aussi vous désirez commander le livre de Jean-Luc pour qu'il vous l'amène à l'AG, cliquez Là!

Je tiens aussi à vous signaler que Jean-Luc avec un autre de ses amis est le concepteur d'un logiciel, un dictionnaire Français/Argot qui répond au doux nom de ARGOTON, en téléchargement libre Ici

Ci-dessous, les premières pages téléchargeables du livre, afin de vous donner un avant gout...
Cérétan, ma girouette t’épie !

À celle qui fait tourner la tête
de ma girouette : la Tramontane…

PRÉFACE
Quel plaisir a été le mien lorsque Jean-Luc ISSARNI, Cérétan de pure souche (du lotentique, aurait dit
PAGNOL), me demanda si j’accepterais de relire et d’annoter d’une plume critique ses productions qui font
revivre avec humour des situations ou des personnages de notre jeunesse !
Il faut dire que, comme lui, j’ai usé mes fonds de culotte sur les bancs de la Communale, sous la férule de
Madame COSTE ou de Monsieur ESPINET, pour ne citer qu’eux.
Plus tard, nous nous sommes retrouvés au lycée et je me souviens avec plaisir des rigolades que nous avons
partagées et, je dois l’avouer, il en était le plus souvent l’initiateur, tant il avait, déjà, le regard pétillant de
malice et le sens de la formule qui déchaîne l’hilarité, et ce, au détour d’un lapsus de tel ou tel professeur.
D’ailleurs, notre cher professeur de lettres de sixième, Monsieur BERTHELOT, avait dû percevoir ses talents
oratoires et satiriques, car, un jour que le bavardage de Jean-Luc avait dérangé sa propre péroraison, il lui
adressa ce trait plein d’humour, rendant hommage du même coup à sa rhétorique : « Maître ISORNI, sortez !

Mais, trèfle de plaisanterie (comme dirait un lapin dans un carré de luzerne), n’anticipons pas (comme
aurait dit MATHUSALEM en parlant de la retraite des vieux), venons-en au fait !
Et le fait, c’est ce projet original qu’a eu Jean-Luc de faire revivre avec une mémoire aussi incisive qu’un
scalpel et un humour aussi décapant que le meilleur antirouille, ces petites anecdotes qui ont marqué notre
jeunesse cérétane, et surtout ces personnages hauts en couleur dont toute notre génération se souvient avec une émotion attendrie et amusée.
Il faut dire que ces héroïnes du quotidien, comme la grand-mère TAZA au catogan bien raide et au menton en
galoche, comme Thérèse REY se faisant un passage dans la travée centrale du bus à grand renfort de coups de ventre et de postérieur, avaient quand même fière allure.
Les figures masculines évoquées dans ces pages, qu’elles soient cléricales, comme l’archiprêtre CARBOU
ou l’abbé CHAUVAT, ou plus simplement laïques, tel notre MARTY de « Lav-Net », ne le cèdent d’ailleurs en rien à leurs consoeurs en matière d’originalité et de fantaisie.
Mais, ce que l’on aime dans ces pages, c’est aussi, et presque surtout, la toile de fond, le décor qui encadre ces personnages du théâtre du passé. Cet arrière-plan, c’est le tissu même d’une vie quotidienne dans une époque révolue, mais ô combien plus simple, conviviale, j’allais dire heureuse, que la nôtre, préoccupée avant tout de rendement et de nombrilisme ! Quel plaisir de retrouver les fêtes du bon vieux temps,
mais aussi les anciennes traditions des jours où la salle de bain n’existait pas et où la convivialité et l’hygiène se réunissaient aux bains douches municipaux, à l’instar des anciens Romains qui n’hésitaient pas à parler de la pluie et des jeux du cirque, côte à côte sur les latrines du Forum.
Quel plaisir aussi de retrouver les vieux quartiers qui avaient une âme : la place des Neuf-Jets et son
intarissable coiffeur, Michel ZOCCHETTO, la trouée (mal)odorante des Tins et son cortège de relents, de
reliefs du « ventre de Céret », comme aurait dit ZOLA.
Bref, le prof de lettres à la retraite que je suis a relu avec délectation ces pages qui savent si bien restituer le
passé dans son épaisseur, sans jamais tomber dans la nostalgie de l’ancien combattant.
Non, c’est bien là l’oeuvre d’un authentique Cérétan qui nous amuse la plupart du temps par ses saillies (ne
voyez là aucune connotation coquine !) et nous met sous les yeux, avec un effet de réel étonnant, des personnages  et des anecdotes vieux déjà de ….
... Mais non, le temps s’est arrêté grâce à Jean-Luc et je dirai pour terminer sur le trait dominant de son
caractère, l’optimisme : « mais toi non plous tou n’a pas changé ! ».
Qu’on se le lise !!!
Jacques VIDAL, Cérétan transfuge chez les …… Gavatx.

PROLOGUE
Qui aurait pu prétendre qu’un volatile serait à même de bouleverser à la fois mes us et tes coutumes ? Car,
figure-toi que celui qui me préoccupe est un drôle d’oiseau doublé d’un sacré coco qui n’a pas le bec
tendre !
Pourtant, au départ, la bête n’est en soi (pardon, en ferraille) qu’un coq traditionnel que j’ai conçu et fixé à
un mat en guise de girouette.
Je lui ai fourgué un boulot pépère : se laisser reluque le croupion afin de vérifier la précision d’un éventuel
sirocco ou la ténacité de miss Tramontane qui lui refile ses battements d’elle. Et bien, le zozio, au lieu de me
remercier, que dalle, il me snobe !
Depuis qu’il domine la situation, Machin a pris les choses de haut, n’en fait qu’à sa crête et me toise comme
un vulgaire quidam. Bien vite, je l’ai menacé de lui rabattre le caquet et de lui voler dans les plumes, mais,
arrogant, Monsieur jacte : « Coq ito, ergot sum » traduisible (je pense) par : « Pépé, lâche-moi les baskets. »
Non, mais tu te rends compte : un coq prétendu Gaulois qui cause en latin et se fiche de ta poire de
Catalan, un coup Français, un coup Espagnol !

Heureusement que j’ai repéré son manège avec un couple de pigeons avec lesquels il roucoule des jours
heureux. Sont-ce deux mâles ou deux femelles, un mâle et une femelle, une femelle et un mâle ? Toi, cherche !
Moi j’opte pour deux femelles, car, pire que des pies, ce sont des pies... pelettes qui jasent nuit et jour !
Mais aujourd'hui (plus qu’hier et moins que demain) nous craquons au Râ du sol, c’est l’été, juillet, la très
grosse chaleur... Coco la girouette m’interpelle :
— Fait chaud !
— Sûr !
— Je grince !
— Sûr !
— Mets de l’huile !
— D’accord, à condition de me dire ce que sont devenues
tes ouailles !
— Envolées !
— Trop chaud pour ailes ?
— Elles m’ont tout raconté !
— ???
— Je sais tout, tout, tout sur tout, si, si ! Des histoires noires, véridiques, des vertes et des pas mûres, sur
certains, sur des grosses pointures, décédées ou pas, des histoires rocambolesques et d’autres peu vraisemblables ou inventées.
— Raconte-moi primo ce que tu sais puis, dès que tu auras terminé, nous pourrons aller casser la graine
ensemble.
— D’accord !
— Que dirais-tu d’un petit coq au vin ?

mercredi 20 avril 2011

Autoportrait...

Ludovic Bertin, membre des amis de San-Antonio, nous a fait part sur le forum de la découverte d'un "nouveau" reportage , interview même de Frédéric DARD.
A mon humble connaissance ce reportage mis en ligne par le site de l'INA était inédit,enfin surement diffusé à l'époque, puis oublié...
Aujourd'hui exhumé, et il le méritait, je me suis régalé  à voir ces images et écouter la truculence, la verve, la franchise, toute l'amour et la gentillesse qui "sortent" de Frédéric...

J'ai donc pensé que cette vidéo avait sa place sur ce blog..
Venez chercher 21 minutes de bonheur...

Autoportrait de Frédéric DARD, interviewé par Pierre André BOUTANG, à son bureau dans sa maison suisse et dans les champs enneigés de son domaine.L'écrivain se livre avec lyrisme sur : son besoin viscéral d'écrire; le personnage de San Antonio qu'il a créé au début pour se nourrir lui et sa famille et auquel il s'identifie; l'obsession qu'il a de la mort ; sa rigueur devant sa machine à écrire; le succès de ses livres (un cinquantième de son pays le lit) ; sa révolte contre la sottise universelle; sa vie ordonnée, rempart contre la folie, avec sa femme et ses gosses ; son choix de vivre en Suisse, à la campagne, tout en restant tourné vers la France ; son amitié avec Robert HOSSEIN, illustrée par des images de la fête donnée à l'occasion de la 150ème de la pièce "Pas d'orchidée pour Miss Blandish", que Frédéric DARD a adaptée, et où l'on reconnaît Robert HOSSEIN, Candice PATOU, Frédéric DARD, Jean-Marie PROSLIER, Patrick PREJEAN...; sa passion pour la peinture, pour Magritte et pour toute l'oeuvre de Domenico Gnoli dont il possède de nombreuses toiles, sculptures et ouvrages.Frédéric DARD présente son domaine : une maison, une ferme de 1741 où il compte habiter une fois restaurée.De retour dans son bureau, il évoque ses influences : son admiration pour Céline (un choc pour lui) ; "Les Pieds Nickelés"; Albert Cohen, personnage époustouflant, l'auteur du plus beau livre jamais écrit : "Le livre de ma mère". Quant à lui, il prépare sa fin depuis 30 ans, conclut-il.

    

mercredi 30 mars 2011

Michel GOURDON

Michel Gourdon n'est plus...
Michel était né à Bordeaux en 1925,  diplômé de l'école des Beaux-arts de cette même ville, il a  travaillé dans le dessin animé. L'entreprise qui l'emploie ayant fait faillite, il s'essaie au dessin industriel, où il n'arrive pas à s'épanouir. Michel continue de dessiner pour des revues en-dehors de son travail, parmi lesquelles "Paris-Flirt" où naîtront ses célèbres pin-up.
Il a  réalisé près de 3500 couvertures pour les éditions Fleuve Noir entre 1950 et 1978. 
Si les collections Angoisse, Aventurier, Espionnage, Feu, Police et Présence des femmes sont si recherchées encore à ce jour, c'est certainement en grande partie grâce à lui, car tous les auteurs publiés ne sont pas forcément de talent.
Il a travaillé aussi pour d'autres éditions, comme J'ai Lu et les Presses de la Cité (collection Passion et Turquoise).
Tout comme son frère Alain (plus connu sous le pseudo de Aslan) il a commis quelques dessins érotiques de toute beauté que l'on peut retrouver dans deux porte-folios de dessins érotiques édités par JML Production.
Ils ont été tirés à 400 exemplaires.
C'est un des plus grands illustrateurs de San-Antonio qui s'éteint. Qui n'a jamais rêvé de posséder une de ses magnifiques gouaches sur cartons contrecollés ?
Je pense aussi, et cela n'engage que moi, que Gourdon est, ou malheureusement fut, (car il aurait été mieux que cela soit de son vivant) un artiste méconnu, comme le sont bon nombre d’illustrateurs, alors que quand on voit le talent dont il faisait œuvre... La finesse des traits, les expressions des personnages, les couleurs...
Michel Gourdon fut recruté en 1950 par Armand de Caro pour son aptitude à représenter la pin-up, très en mode dans les années cinquante, import outre atlantique où les Jane Mansfield et Betty Page cartonnaient dans les magazines. Jusqu'au numéro 36 de la collection "Spécial Police" on trouvera les demoiselles de papier de Gourdon dans des poses lascives, mais les démêlés avec la justice d'Arman de Caro avec la censure (interdiction d'affichage, de ventes aux mineurs) pour la collection "Rouge et Noire", plus connue sous le nom de "La flamme". Il faut savoir que la moitié des titres de la collection sont sujet à plainte, de Caro décide alors de stopper en court "la Flamme" et par la même occasion de calmer le jeu dans les illustrations "Spécial-Police". Michel se doit de s'adapter.  A partir du N° 37, on trouve toujours de belles demoiselles, mais avec un fond collant au roman.
Puis au N° 47 de la série, "Sans Pardon" de Michel Laforest, c'est la dernière fois que la Pin-Up est au premier plan, au suivant, "Passez moi la Joconde" de notre cher San-Antonio, elle passe au second plan pour y rester plus ou moins définitivement.
C'est la naissance des couvertures plus "noires", moins sexy.
D'ailleurs, pendant la "répression de la Pin-Up" , certains demandent l'interdiction pure et simple d'imprimer toute illustration contenant une pin-up afin d'éradiquer la pornographie (Étonnant non?). De 1955 à 1957, on voit carrément ces belles dames disparaître, seul l'homme reste : 
-Messieurs les hommes, 1955, San-Antonio
-Fais gaffe à tes os, 1956, San-Antonio
-Impasse à la dame, 1956, Peter Randa
-Un bagarreur, 1956, M-G Braun
-Au suivant de ces messieurs, 1956, San-Antonio
-Coup de torchon au paradis, 1956, A. St Moore
-On n'en meurt pas, 1957, Frédéric Dard
C'est à cette époque que va naître le San-Antonio qui restera ancré dans nos mémoires, et que Gourdon va utiliser jusque 1969 dans En avant la moujik, les deux suivant ne représentant pas San-A sur la couvrante...
Fin 1957, la pin-up revient, sur un San-Antonio d'ailleurs, Les anges se font plumer, mais elle n'est présente que rarement, il faudra attendre 1969 pour qu'elle revienne au premier plan, puis libération sexuelle oblige, elle connaîtra son apogée de 1971 à 1978,
N°1401 : La honteuse blessure de Dominique ARLY sera la dernière apparition de cette sublime femme, le suivant , Sinistre et compagnies de Pierre NEMOURS comportera un personnage masculin, ensuite ce sont des photos qui illustreront les couverture de la série "Spécial Police" du Fleuve Noir, il faudra attendre 1985 avec 
Pitié pour les mousmées de Buzz BULLY pour voir les dessins revenir, mais le charme du pinceau de Michel Gourdon n'est plus présent...
Michel Gourdon,  dont le crayon a été chassé par l'appareil photo va travailler un peu pour Télé 7 jours, Actuel, faire quelques campagnes de pub, puis progressivement se retirer  dans sa chaumière pour se consacrer à son amour de toujours, le dessin  à la sanguine de la femme dans toute sa splendeur. 
Michel est décédé le 16 mars à l'âge de 85 ans, un de plus en moins....

Si j'ai la passion du dessin c'est grâce à Michel et ASlan, si je me suis mis à lire San-Antonio, c'est parce que les couvertures de Michel m'ont ému.

Je me suis servi de deux formidables sites pour cet article, celui de Papy Dulaut et celui de l'inspecteur Matis
Veuillez me pardonner à l'avance si j'ai commis quelques erreurs, n'ayant pu trouver toutes les illustrations dont j'aurais eu besoin, et j'ai plus fait cet article avec la passion, qu'avec la connaissance..
 Merci à Thierry Gautier pour les photos de Michel.

mercredi 23 mars 2011

O gai ! vive la rose !


Frédéric Dard a reçu, et recevra encore beaucoup d'hommages, tout du moins je l'espère, et dans tous ces hommages qui lui ont été rendus pour le dixième anniversaire de sa mort, il en est un  qui m'a beaucoup touché, c'est lors de l'inauguration du jardin de Montmartre, une rose pour San-Antonio, le rosier Frédéric Dard.
Ma passion pour les plante se connectait avec celle pour Frédéric.
En effet qui n'ai je pas encore saoulé lors d'une AG sur les caractéristiques de telles plantes croisées dans un parc où autres lieux, sur la vitesse de croissance de mes bambous?
 
Toujours est-il que lorsque m'adressant un mail pour le blog et l'inauguration du jardin Frédéric Dard dans le XVIII à Paris, Joséphine me parle dans ce message de la naissance d'une rose portant le nom "Frédéric DARD", je n'ai pu m'empêcher de la questionner sur la bête.
J'ai su que cette rose serait une rose blanche, qu'elle était issue de la roseraie de Monsieur Jean-Pierre Guillot, et que comble de bonheur pour un collectionneur, cette rose serait commercialisée.
Rencontre avec le créateur de cette rose...
 
Bonjour Monsieur Guillot, tout d'abord, je tiens à vous dire que vous faites l'un des plus beaux métiers du monde, créer et entretenir des fleurs, déposer en quelque sorte de la poésie dans notre vie quotidienne, merci...
Je fais effectivement un des plus beaux (mais pas un des plus vieux...) métiers du monde et l'on pourrait même dire que je suis né dans une rose, puisque je suis la 5ème génération de Guillot à créer des roses et produire des rosiers, faisant effectivement de notre famille la plus ancienne au monde.
Créer une rose Frédéric Dard a été une idée que j'ai eue avant son décès et j'en avais parlé à Patrice, son fils, comme vous le savez qui lui a fait part de mon désir de lui dédier une rose. Il avait accepté avec plaisir cette proposition. Nous lui avions demandé quelle était la couleur qu'il préférait et nous avait dit qu'il souhaiterait une rose blanche. Cela m'avait surpris et puis nous étions tombés d'accord sur une rose blanche.
Ceci se passait peu de temps avant sa disparition et lors du décès de Fréderic Dard, je n'avais pas voulu les importuner avec ce projet que nous avions.
C'est à ce moment qu'est entrée en jeu Joséphine que j'avais rencontrée lors du décès de son père à Saint-Chef,qui m'a téléphoné il y a deux ans pour reparler du projet qui m'a évidemment emballé, malgré la disparition du parrain de la rose, mais qui répondait à mon désir de lui rendre hommage .

Je suppose que si vous avez eu l'idée de faire une rose "Frédéric DARD", soit vous êtes un amateur de l'œuvre, soir vous l'avez connu, voire les deux ?
Je suis évidemment amateur de l’oeuvre et le personnage me plaisait énormément. De plus, nous sommes de la même région.
 
Comment crée t-on une rose, est ce que plusieurs essais sont nécessaires avant d'arriver à la fleur finale ?
La création d’une rose est un processus long qui demande de l’expérience, des connaissances génétiques, du goût,de l’objectivité par rapport à la création que l’on a faite, de la persévérance, de la patience et de l’humilité. Il ne faut pas moins de 6 à 8 ans avant la mise au commerce d’une rose.
 
Cette fleur est-elle issue de greffons ?
La rose est issue d’une hybridation, c’est-à-dire d’un croisement entre deux variétés de roses, sélectionnées pour leur résistance, leur floribondité, leur couleur et leur parfum. Le créateur a le privilège de choisir qui sera le père ou qui sera la mère. En effet, la rose est hermaphrodite et elle doit par conséquent être castrée avant d’être hybridée.
Je suis sûr que Frédéric Dard aurait adoré que je lui explique tout cela.

 Quels sont les noms des pieds mères qui ont servi à cette naissance ?
Les roses ont effectivement un arbre généalogique qui n’est pas toujours dévoilé et en particulier dans le cas de la rose Frédéric Dard qui possède des qualités apportées par les parents et que nous ne souhaitons pas dévoiler.
 
 
Donner le nom d'une rose à une célébrité est une chose que l'on voit de temps à autres. En feuilletant votre catalogue en ligne (lien actif sur blog), j'ai pu voir des rosiers aux noms de Émile Garcin, Marlène Jobert, Michel Fugain, Philippe Candeloro (arbuste au port retombant ?) Comment vient l'idée, est-ce vous qui décidez de rendre hommage à une personne, ou est-ce elle ou sa famille qui vous contacte ?
C’est généralement nous qui proposons à une personne que nous estimons et à qui nous désirons rendre hommage, de leur dédier une rose. C’est le cas pour Frédéric Dard qui a probablement été un de premiers auteurs que j’ai lus lors de mon adolescence, au début des années 60. Je raconte encore que je lisais dans ma chambre et poussait des éclats de rire en me demandant si ma famille n’allait pas me prendre pour un fou à rire tout seul dans mon lit.
Lorsque j’ai fait la connaissance de Patrice, nous avons immédiatement sympathisé et quelque temps plus tard je lui ai parle de ce projet de rose.
.
Nous avons également des demandes particulières que nous acceptons ou non. Il est néanmoins clair que nous ne pouvons, compte tenu du coût de la recherche, dédier une rose à une personne inconnue et dont le sucés commercial serait compromis dès le début. Il nous arrive également de vendre nos créations. Il faut prévoir alors un budget de 10 à 20000 euros selon la qualité et l’originalité de la rose.
 
 
J'ai pu aussi lire sur votre catalogue que les rosiers portant des noms célèbres avaient une légende, je prends pour exemple le rosier Marlène Jobert, (soit dit en passant, des fleurs d'un magnifique rose fluorescent ), on peut lire : " L’actrice est mutine, fantasque, joyeuse… Sa rose est tout aussi surprenante et gracieuse...." Pourriez-vous, s'il est déjà écrit, offrir pour le blog des Amis de San-Antonio, la primeur du texte qui illustrera la photo du rosier Frédéric DARD ?


...

D'autres rosiers "célèbres" sont-ils en cours de création ?
Oui, nous avons quelques variétés qui vont être baptisées cette année : Antoine de Caunes qui était un passionné de Frédéric Dard, Laurent Voulzy, Yves Duteil, Vanessa Paradis, Andrée Chedid, Corinna Schumacher.
 
 
Je vous remercie de bien avoir voulu répondre à mes quelques questions, encore deux petites, et je vous laisse retourner soigner vos plantes. Quand pourra-t-on acquérir cette rose, et à quel prix ?
Cette rose sera disponible en quantité à partir d’octobre 2011. Son prix sera de 17,75 euros avec une remise de 10% pour l’Association des Amis de San-Antonio.
 
 
Que vous ayez un jardin, où bien un simple balcon, vous trouverez ici,  le bon de commande afin de devenir l'heureux propriétaire d'un rosier Frédéric DARD.

C'est quasi religieusement, presque la larme à l'œil, que j'ai planté mes rosiers, les feuilles commencent tout juste à sortir, j'ai commandé une plaque de rue, "Jardin Frédéric Dard, dit San-Antonio", j 'attends fébrilement la première fleur, je sais c'est con...
Lors de la naissance de cette rose, à l'inauguration du jardin, était présent José, un ami de San-Antonio, José est partit rejoindre Frédéric, ces quelques roses sont pour lui...
 

mardi 8 mars 2011

Pour Elisabeth

"Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin, et part vers l’océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’horizon.
Quelqu’un à mon côté dit : « Il est parti ! »
Parti vers où ? Parti de mon regard, c’est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu’un près de moi dit : « Il est parti ! »
Il y en a d’autres qui le voyant poindre à l’horizon,
et venir vers eux s’exclament avec joie : « Le voilà ! »
C’est ça la mort ! "

WILLIAM BLAKE
 A un oiseau tombé du nid...Guy Carlier
"C'est aujourd'hui dimanche, et je vais voir Papa,
voici cette rose blanche,elle fut créée pour toi...
Et quand tu t'en iras, au grand jardin, là-bas...,
Toutes ces roses blanches, tu les emporteras.
En conclusion, je déclare:
Vive la rose Frédéric Dard ! Et que grâce à elle, vive Frédéric Dard au-delà de nos cœurs !"

vendredi 25 février 2011

San-Antonio se met à table...


La tortore dans les San-Antonio c'est quelque chose, entre les bonnes recettes de Félicie dont ce régale le commissaire à n'importe quelle heure, et les orgie de boustifaille dont s'empiffre Béru, en passant par les restaurants et autres bistrots, dans les San-Antonio il y a de quoi faire.

En 1974 Robert Jullien Courtine faisaient passer à table Simenon et Maigret, en 2011 c'est Blandine Vié qui réitère avec San-Antonio. Blandine est journaliste et écrivain dans le domaine du culinaire, et aussi membre de l'association des amis de San-Antonio, ce qui fait déjà deux raison d'écrire ce livre.

Blandine maintient le secret autour de son livre, comme une cuisinière garde le secret de sa recette autour de son plat lorsqu'elle le sert à ses invités, ce qui fait que je sais pas bien de quoi il cause ce livre, moi, j'ai réussi à vous choper quand même le sommaire, j'espère qu'il vous mettra en  appétit...

Tout ce que tu dois savoir sur ce book de A jusqu’à Zob !
 
Préalavement (les amuse-gueule)

• Tout ce que tu dois savoir sur ce book de A jusqu’à Zob
   (Sommaire)                                                                        page …
 • Signé Bertaga
   (Préface de Berthe Bérurier)                                                page …
 • San-Antonio et moi, émoi, émoi                              
   (Avant-propos)                                                                   page …
 • Profilage
   (Profil alimentaire de San-Antonio)                                        page …
 
La tortore
 • Les bons petits plats de Félicie                                              page …
• La bectance et la cuistance des Bérurier                                 page …
• San-Antonio casse la croûte avec son équipe                           page …
• Quand San-Antonio croque en solitaire                                   page …
 • Quand un poulet sort une poulette
   (Sana et ses nanas)                                                             page …
 • Quand San-Antonio clape chez des tiers                                 page …
 • La jaffe des enquêtes à l’étranger                                          page …
  
La picole
 • Du comptoir à la cave                                                           page …



N’encore un peu de rab (de lapin)
 • Délices cul…inaires, façon San-Antonio                                   page …
 • Pastiche (51) d’un menu, façon Bérurier                                 page …



Table des matières
… pas encore fécales, mais ça va viendre !
 • Par le menu
   Table des recettes par chapitres                                            page …
• On remet le couvert
    Index général des recettes                                                    page …
 • Thank you very muche
   (Remerciements)                                                                   page …

• Fin finale            


Ce livre est à paraitre le 18 mars 2011 aux Éditions de l'Épure au prix de 28€       
Si vous désirez en plus une jolie signure sur le livre, il vous suffira de vous rendre au salon du livre le samedi 19 mars de 16h00 à 19h00 sur le stand des éditions de l'Épure (H66) 
                                

vendredi 18 février 2011

Le 36 quai des orfèvres....


En voilà un lieu mythique nous avons croisé plus d'une fois dans les romans nous contant les aventures de notre commissaire préféré....
Des flics de fiction  célèbres à la crim' , il y en a eu plein, San-Antonio, Maigret, Moulin, Mancini, Klein...
Mais Hervé Jourdain , il y est capitaine au 36, flic à la crim'...Pour de vrai!

Comme Sana, ouais mon pote, t'aurais aimé toi aussi avoir une carte pro avec le chardon dessus?, avec imprimé dessus "Qui s'y frotte, s'y pique"?
Ben lui, il l'a, et en plus comme San-Antonio, il écrit...
D'ailleurs c'est pour ça que je t'en cause sur le blog, parce que sinon pas trop de rapport avec l'oeuvre de Frédéric et de Patrice, mais bon, c'est quand même un lieu mythique, le bouquin m'a plu, et en plus, c'est moi le taulier du blog, t'as qu'à voir...

"Psychose au 36" est son deuxième polar à Monsieur Jourdain (même pas honte de ce calembour), le premier "Sang d'encre au 36" a été publié en 2009 aux éditions "les nouveaux auteurs", je dois vous avouer  que je ne l'ai pas lu, mais que "Psychose au 36" m'a donné envie de le lire.

Pourquoi je vous recommande à vous, Amis de San-Antronio ce livre?
Déjà c'est  un livre qui nous fait vivre la vie quotidienne du 36, en lisant certaines descriptions, on ce demande si "Scarface" ne va pas croiser Béru au détour d'un couloir et taper le gorgeon avec. On se prête à imaginer que quand Leprêtre monte voir le "patron" que c'est Chilou qui va lui passer un savon..
Puis, j'ai vraiment aimé la partie du livre écrite comme un journal intime, celui d'une fliquette qui fait ses armes dans la brigade des mineurs avant d'intégrer le 36. C'est cette femme, Nora, qui va être le fil conducteur du livre, ce sont ses "aventures" que nous allons suivre tout au long de ce livre.
Nous plongeons dans les méandres de la justice, les rouages des enquêtes liées aux mineurs, puis ensuite nous allons à la rencontre du 36 quai des Orfèvres et de l'IGS. Car un des points forts de ce livre, c'est de montrer trois modes différents de fonctionnement de la police, trois façons de travailler qui divergent par moment, pour se retrouver au final.

Rencontre avec Hervé...

Bonjour Hervé, bienvenue sur le blog des Amis de San-Antonio, première question, non, ce n'est pas un interrogatoire, est ce que tu connais San-Antonio, et est ce que tu aimes?
Bien sûr que je connais San-Antonio ! Mais je lui préfère l’ignoble Béru, peut-être parce qu’il est inspecteur.  Maintenant, sous la contrainte, enchaîné et frappé, je t’avouerais que je n’ai pas lu toute l’œuvre, loin de là. Je pense en avoir lu entre dix et quinze. Deux titres me reviennent en tête : « Le bourreau pleure » avec lequel Frédéric DARD a obtenu un prix, et « La pute enchantée ».

Dans ton premier roman, que je n'ai pas lu, je ne vais pas mentir, le fil conducteur est l'oeuvre de Maigret, tu es donc un grand fan de Siménon? Frédéric Dard a adapté au théâtre "la neige était sale" de Simenon.
Fan n’est pas vraiment le terme. J’ai découvert Simenon sur la tard, très très tard même, lorsque je suis arrivé à la Brigade criminelle. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce ne sont pas les aventures du commissaire Maigret qui m’ont passionnées, mais plutôt le reste de sa production qui me paraît plus riche, plus sombre. Je pense par là à « Lettre à mon juge » ou encore « Les fantômes du chapelier ». Par ailleurs, Simenon présente plusieurs points communs avec moi. Il a vécu à Fontenay-le-Comte et La Rochelle, tout comme moi, et arpentait régulièrement l’escalier du 36 quai des Orfèvres lorsqu’il était détective puis jeune romancier. Tous ces éléments m’ont poussé à m’intéresser à son personnage, qui sous certains aspects ressemble à Frédéric Dard : vies riches en aventures, la Suisse, une certaine forme de production « alimentaire » des Maigret  et des  San-Antonio, l’utilisation répétée des pseudonymes, et surtout le succès. Mais il doit y avoir plein  d’autres points communs comme « la neige était sale » que je j’ai pas lu.

Lorsque l'on est flic, intégrer le 36, c'est un but? Car pour moi, lecteur assidu de polar, c'est quand même un lieu plus que mythique...
Il faut savoir que le 36 est cinématographiquement le lieu le plus filmé de Paris. Et celui qui inspire nombre d’écrivains de polars. Au sens géographique du terme, le 36 rassemble la Crim’, les Stups et la B.R.I. ; au sens large, le 36 englobe toute la police judiciaire parisienne, environ 2000 policiers répartis sur plusieurs sites dans et autour de Paris. Le désir de justice, la défense de la veuve et de l’orphelin, le goût de l’investigation sont des mots qui reviennent souvent lorsque l’on est interrogé sur nos motivations. Je dirais que ce métier nécessite un peu d’expérience, beaucoup de disponibilité et d’écoute, de la perspicacité, de la curiosité, un goût prononcé pour la sociologie et la psychologie aussi.

Quand on lis un flic; Marshall, Vigneron, toi, on sent une approche différente du délit, du truand, et surtout de l'état psychologique de l'enquêteur, l'écriture est un défouloir, un garde fou?
Oui, une forme de catharsis. A titre personnel, je me suis lancé dans l’écriture à un moment où je travaillais à la brigade des mineurs, où les jours étaient parfois difficiles à vivre. Ce n’est probablement pas un hasard. Dans sa première partie, « Psychose au 36 » évoque justement les troubles d’une jeune enquêtrice devant la souffrance des victimes, la perversité de certains auteurs, face à des affaires inextricables, parfois indicibles. Ça lui coûtera cher.  

Quand on est au 36, que l'on écrit des polars sur le 36, comment réagissent les collègues?
C’était ma grande inquiétude au moment de la sortie de mon premier roman. Finalement, l’accueil a été très positif. Beaucoup de mes collègues se sont amusés à identifier les flics que j’avais croqués, ce qui me pousse à penser que j’ai réussi à donner une image assez réelle des personnages mis en scène.    

Merci de nous avoir consacré un peu de ton temps,une dernière chose avant de nous quitter, un prochain roman est déjà en écriture?
Oui, une enquête dans les milieux de l’extrême-droite sur fond d’élections présidentielles de type 2002. Le thème, les personnages, les grands axes sont en place. Reste à se mettre à la « bécane »…

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