Soyez informé des mises à jour dans votre boite mail...

L'exquise Nouvelle

Pays

mercredi 10 septembre 2014

Scoop Toujours !

Bon, ok, assez court, je concède..
Mais dis moi pas qu'ça pas d'la gueule ?
Ben maintenant tu vas poireauter jusqu'au début février 2015 pour te délecter de cette douce lecture !

Allez, comme tu as une trogne sympathique malgré ton œil poché, tes cheveux graissés au saindoux  et ta lippe adipeuse, je peux te dire qu'un autre scoop, et non des moindres t'attend dans l'agenda du prochain MSA.


Pis promis, si t'es sage et que tu retires la main d'ma sœur d'dans ton kalbar de zouave, j't'en cause dans pas longtemps avec moult détails.

samedi 2 août 2014

Philippe BOUVARD, Frédéric DARD, Albert DUBOUT, et aussi un François VANDENBERGHE un peu...

Un beau matin de juillet, le réveil
A sonné dès le lever du soleil
Et j´ai dit à ma poupée "Faut te s´couer
C´est aujourd´hui qu´ça s'passe"
On arrive sur le boulevard sans retard
Pour voir l'expo Dubout/Bouvard/Dard...

Ne cherchez pas, je n'ai aucune honte de cette entrée en matière, d'ailleurs je ne connais pas ce sentiment de honte, sinon comment toi, qui me lis un œil mis clos, la bave aux lèvres et ta main gauche sur le bout de tissus douteux qui te sert de slip tu pourrais être mon ami ?

Bref, je disais que le samedi 26 juillet de l'an de grasse(1) 2014, par une chouette journée ensoleillée, je répondais à l'invitation de François VENDÉVERGES, amis de San-Antonio, des trains et des motards vêtus de de cuir pour le vernissage d'une exposition de 140 dessins (mais pas que) d'Albert Dubout. Sujet de l'expo : Philippe BOUVARD, Frédéric DARD, et Albert DUBOUT, créchant à même pas une heure, je me devais d'être là !

Puis surtout cela me donnait sujet à un article et à faire les poussières ici.

Touques c'est un chouette village normand situé dans les hauteurs de Deauville, juste au-dessus de l'hippodrome du même blase, la Touques étant une rivière. Et surtout chose bizarre et sympathique, la salle d'exposition est une église, bon ok, on sert plus la messe là-bas, mais j'peux te dire que si M'sieur le curé avait oublié son étole dans la sacristie avant de déménager et que c'est samedi dernier qu'il est revenu la chercher...

Si toi qui me lis tu es enfant de chœur dans l'coin, cours, j'ai vu un mec en robe noir et col blanc feuilleter l'oeuvre secrète s'activant la pogne sous la soutane, à moins que ce ne soit François VENDÉSERGES...

Donc un lieu qui prête fort bien à une exposition de dessins, simplement parce que la lumière qui  filtre à travers les  vitraux vient illuminer les œuvres d'Albert Dubout, c'est magnifique, j'ai bien aimé.

En plus des illustrations, il y avait aussi quelques livres, affiches et produits dérivés à la vente.
Un écran aussi, afin de faire diffuser des témoignages.

C'est la troisième fois que je vais voir Dubout exposé, la première ce fut à l'AG de la Grande Motte, la seconde l'an dernier à Montpellier. Ce qu'il y a de bien c'est que les œuvres tournent, cela permet d'en découvrir d'autres, mais aussi, d’approfondir sa connaissance sur celle que l'on a déjà admiré.
Car Dubout m'sieurs, Dames, c'était pas un artiste bidon...

Moi qui m'tripote le pinceau de temps à autres, m’affûte la mine de plomb, je peux vous dire qu'un type qui fait le dessin comme la photo ci-dessous, sans crayonné de départ, directement à la plume, oui, la plume et non pas au pigment liner comme nous disposons maintenant, avec moult détails, et sans droit à l'erreur, il en reste pas des masses.
Peut être Cabu que j'ai croisé il y a peu, et qui travaille directement au marqueur, sans crobart de départ.

Tout absorbé à ma contemplation, je n'avais pas entendu s'approcher François VANDELHERBE accompagné de Didier DUBOUT, petit-fils de l'artiste.
Nous nous étions déjà croisé lors de l'AG, mais nous n'avions pas pris le temps de vraiment causer.
Sortant ma carte de presse, imprimée papier triple épaisseur et gracieusement offerte par notre vénérien(2) Président Daniel, je me pressait de sortir le stylo et le bloc dont je vais essayer de relire mes notes...
Je vous passe l'entrée en matière où l'on a dit des saloperies sur pas mal d'entre-vous. Mais bon, y en a qui méritent!

Sébastien MOUSSE : Une grande partie de l'exposition se sont des illustrations pour des San-Antonio, ton grand-père et Frédéric étaient très liés. Toi tu as eu la chance de croiser Frédéric Dard ?

Didier DUBOUT : Je n'ai jamais rencontré Frédéric Dard,  si mes souvenirs sont bons, il est parti en Suisse en 1968, j'avais à l'époque 14 ans. Des gens comme Frédéric Dard, Francis Blanche, Pierre Dac, Marcel Pagnol, Joséphine Baker et bien d'autres, je ne l'ai jamais malheureusement rencontrés.

SM : Frédéric Dard et ton grand-père, ils étaient proche l'un de l'autre ?

DD : Il y avait une véritable connivence entre eux, une amitié sincère, mais aussi deux artiste qui s'admiraient mutuellement. Frédéric Dard doit être le seul à être rentré dans la salle des coffres, je t'explique, à l'époque mon  grand-père était ami avec le directeur de la BNP place Vendôme, c'était la seule banque qui possédait des coffres pouvant contenir des toiles de grandes tailles. Frédéric voulait acheter un tableau, mais mon grand-père ne voulait pas vendre aux copains, il trouvait toujours une excuse, et pas toujours des meilleures, du genre "Non, celui-là, je ne peux pas te le vendre, il n'est pas signé". Un jour Frédéric Dard s'est offert une tableau de Marie Laurencin, il est allé voir mon grand-père et lui a déclaré : "Je ne t'achète plus ton tableau Albert, j'en ai acheté  un autre". Même si c'était dit sur le ton de la plaisanterie, mon grand-père fut quand même très vexé. Mais tu sais, pour que mon grand-père déménage afin de demeurer près de Frédéric Dard, c'est vraiment qu'il y avait une grande complicité entre eux.

SM : Albert Dubout a travaillé pour les plus grands, as-tu connaissance d'anecdotes, de prises de bec. Je sais que parfois l'illustrateur, l'auteur et l'éditeur ne sont pas sur la même longueur d'ondes pour l'image de couverture par exemple.

DD : Je me souviens que lorsqu'il a fait l'affiche du Château de ma mère, mon grand-père à coloré en rose la robe de la mère de Marcel Pagnol. Pagnol vient le voir, et lui dire qu'il n'aime pas, que sa mère n'a jamais porté de robe rose, mon grand-père, lui, reste sur cette couleur, et au bout d'un moment le ton monte entre les deux, et là mon grand-père lui lâche :"Si tu veux je la fous à poils..."
Et bien la robe est restée rose, Pagnol a cédé.

SM : On connaît Dubout surtout par son oeuvre, on connaît peu le personnage, l'artiste, l'homme...

DD : Oui, c'est normal, mon grand-père était tout en contraste, il refusait tous les honneurs, il travaillait pour la postérité. Tiens par exemple, Bernard Pivot voulait lui faire faire Apostrophe, comme il le connaissait, savait qu'il n'aimait pas du tout ce genre d’exercice, il lui a même  proposé qu'il soit seul en plateau, il a toujours refusé, tout comme pour Radioscopie de Jacques Chancel, alors que tout le monde se pressait pour être invité dans ces émissions. Le président Auriol voulait lui remettre la légion d'honneur, il a refusé, mais là, il a finit par y aller parce que c'était le président de la république qui lui remettait en personne et que l'on ne peu pas refuser.
Il adorait son travail d'artiste, que ces dessins soit présentés, mais pas lui, lui restait en retrait. Il avait déclaré un jour : " On m'a classé dans les rigolos mais, après ma mort, on verra que je faisais du sérieux. Je suis destiné à être posthume".

SM : Pourtant il était déjà un artiste reconnu de son vivant, il avait les honneurs du cinéma et de la littérature, un des illustrateurs les plus demandés de son temps.

DD : Oui, et même pour te dire, il fut avec Pablo Picasso, le seul peintre à entrer de son vivant dans le Larousse en 1951, sa seule réflexion quand il l'a su fut : "Quand tu penses que je suis plus jeune que lui..."

SM : Dubout et Dard ok, je sais pourquoi, mais moi qui suis anal pas bête(3), tu peux m'expliquer ce que vient faire Bouvard ici ?

DD : En 1965, alors que Philippe Bouvard débutait, qu'il n'avait l'aura médiatique qu'il a acquis ensuite, il parodie la grande bourgeoisie dans un livre, Madame n'est pas servie, et il a demandé à mon grand-père s'il acceptait de l'illustrer, ce qu'il fit avec plaisir. Philippe Bouvard lui en a toujours été reconnaissant.

SM : En feuilletant certaines pièces ici, je me suis en un rendu compte que Dubout avait inventé avant l'heure le glory Hole(4), mais surtout on peut remarquer très souvent, des objet, pipes, panneaux, outils, armes cassés et maintenus par du fils, une corde, pourquoi ce détail si souvent répété ?

DD : Mon grand -père avait une véritable passion pour le bricolage, tous les matins il bricolait, c'était une partie de sa vie, et tout ces trucs cassés dans ses dessins, c'est un clin d’œil à sa grande passion.

SM : Je ne sais pas le nombre exact de dessins, toiles, ouvre réalisé par ton grand-père, mais vu le succès encore présent aujourd'hui, il aurait sûrement pu monnayer beaucoup plus et être riche, non ?

DD : 8170 de répertoriées Séb...Et oui, il aurait certainement pu faire fortune, mais il n'était pas du tout vénal, tant qu'il avait de quoi vivre correctement, il était heureux.

SM : Didier merci de ta gentillesse.

DD : De rien, tu restes pour les discours d'inaugurations et boire un verre ?

SM : Ah ben si y a à boire...


J'ai donc attendu, mais bon, même si il n'y avait pas eu de coup à boire, je serait resté, juste pour entendre la voix mélodieuse de François VENDÉBERGES. Mais ce n'est pas lui qui a causé en premier, c'est Madame Colette NOUVEL-ROUSSELOT, maire de Touques, qui a dit comme elle était heureuse d'accueillir une fois de plus une exposition de Dubout.
Parfois t'as des politiques qui viennent inaugurer, parce que faut bien, mais là, tu sens que l’édile aime l'oeuvre et le personnage, qu'il y a un attachement à la famille DUBOUT, que c'est une fierté pour la ville de Touques.

Puis Didier a parlé de son grand-père, y a pas à dire, il l'aime son aïeul,  il est fan, je vais pas répéter ici tout ce qu'il nous a dit de formidable que tu ne sait pas, t'avais qu'à bouger ton cul et venir, puis tu as eu les questions posées par ton serviteur, c'est encore mieux!

Puis vint le temps (suspends ton viol je te cause), du discours de notre ami François VENDURAIDE, et là le gars il a préparé le terrain, vingt Diou le v'là qui sort les feuilles de notes comme si il était introduit à l'académie française, on est pas près de prendre l'apéro moi j'vous l'dis.

Puis non ça glisse tout seul, je parle du discours, vicelard, et sérieusement, on sent que le mec est passionné, qu'il a en lui l'amour de San Antonio, de Dard et aussi de Dubout, il en a fait des recherches, des citations, des anecdotes.
Tiens renifles c'est d'la vraie, voilà l'intro de son discours :
Je déclare ici, la main sur le coeur, que je dois ma carrière aux Pieds Nickelés et à Dubout, ils m'ont tout appris de mon métier. Ainsi s'exprimait  Frédéric Dard en novembre 1977 dans le catalogue de l'exposition " Dubout : dessins des années 30-Peintures inconnues"

L'ami François VENDÉVIERGES va nous parler des début, leur collaboration artistique débutant en 1964. Il faut savoir que plus le temps passait, plus le nombre de dessins de Dubout dans hors séries augmentait, de 8 pour le premier pour finir à 33, mais avec 3 doubles pages. Les points communes entre les deux hommes autre que l'amitié, mais par exemples les thèmes récurrents de leurs œuvres respectives : le sexe, la nourriture, la mort et la culture.
Là, le gars va se lancer dans  des parallèles, pas des bars situés l'un en face de l'autre, non, des parallèles dans les créations, du genre que la nourriture représente une analyse de la condition humaine, dans Dîners chez la comtesse en temps de crise, Dubout représente une nourriture abondante, dans la Saisie, les pauvres ont une nourriture imaginaire, et chez Dard, Béru s'empiffre comme un goret, alors que notre San-A, lui est fin gourmet...
Bref, ce ne fut pas un discours inaugural que nous a fait François VANDÉCIERGES(5), mais un véritable hommage venant du cœur à ces deux illustres artistes, merci l'ami.

Dernière minute, et crédit photo de François VANDASPERGE(ben ouais, c'est flou...) avec notre bon Patrice(6) en visiteur de l'exposition samedi 2 août


(1) Hommage aux rombières dessiné par le grand Dubout
(2) Ou peut être vénérable, va savoir...
(3) Correcteur mon ami, même si il est aussi foireux qu'un pet d'Béru, c'est un calembour et non une faute, merci.
(4) pour Dubout c'est ça :

, si tu veux savoir ce que c'est à l'heure actuelle, connecte-toi à ton site favori, tu sais celui que tu vires de ton historique avant de refiler l'ordi à ta dulcinée...
(5) François VANDENBERGHE, membre illustre de l'association des Amis de San-Antonio, et célébré inventeur du slogan de la SNCF (où qui bosse, si si, y en a) Faites vous prendre par l'arrière-train ! Merci à lui pour sa gentillesse et la bière, ce fut un plaisir de passer ses quelques heures ensemble.
(6) Mon petit doigt, celui que tu aimes tant coquine, me dit que bientôt, il y aura un scoop autour de Patrice...


dimanche 23 février 2014

Romans de la nuit, ou l'ABC du roman noir.


Je lis beaucoup, par passion, et aussi par obligation, que cela soit pour des chroniques ou pour des manuscrits à évaluer.
Mais je ne me plains pas, j'aime cela.
Depuis quelques temps, les auteurs de thriller, romans noirs et autres polar ont pris pour habitude de torturer, dépecer, faire souffrir physiquement les victimes, ils nous font intervenir des tueurs en séries plus sadiques et vicelards les uns des autres, du psychopathe de haut niveau, que même Hannibal Lecteur, tu as presque envie de lui faire un câlin.
Faut que ça hurle, que ça brûle, que ça arrache, que ça saigne, que la tripes soit ouvertes et fumantes, pas question de claquer sans la moindre douleur, sans être passés par les pires actes de barbarie...
Soit, puisqu'il le faut,
Quoi que le faut-il vraiment ?
Est-ce que la pire des tortures qu'un homme, ou une femme peut endurer, est-ce vraiment la torture physique ?
Et si le pire du pire ce n'était de se faire arracher les ongles, électrifier les testicules, découper l'utérus au couteau suisse ?
Et si le pire, c'était la torture mentale ?
Après tout, ne serait-on pas plus torturé à l'idée de savoir que l'amour absolu, le vrai, le pur n'existe, ne serait-on pas encore plus au fond du gouffre en se rendant compte que cette femme que l'on a idéalisé vous a manipulé, est une pute immonde ? Ou bien encore que sa pureté est mise à néant, saccagé par un tiers ?
Bref que la trahison des sentiments est la pire des tortures qui soit ?
Et qu'avec ce simple sujet, vieux comme le monde, on peut faire des romans magnifiques, des romans à vous retourner les tripes, et surtout le cœur ?
On, je ne sais pas, mais Frédéric DARD, oui, et le magnifique livre : Romans de la nuit, qui vient de sortir chez Omnibus nous le prouve, dans cet ouvrage on retrouve :
- Cette mort dont tu parlais
- C'est toi le venin
- Des yeux pour pleurer
- Le monte-charge
- L'homme de l'avenue
- la pelouse
- Une seconde de toute beauté

Sept magnifique roman, dont un de mes préférés, Une seconde toute beauté, Frédéric Dard fait preuve d'une immense maîtrise de l'atmosphère sombre, de l'angoisse psychologique.
Un homme, souvent par amour, va tomber dans une spirale infernale, ne plus rien contrôler, il a croisé celle qui ne fallait pas, celle qui va le manipuler, le faire manipuler, le broyer, l'anéantir...

Frédéric Dard ne dépeçait pas ses victimes, juste leurs cœurs et leurs âmes, c'est juste ça qu'il « travaillait », et franchement, c'est beaucoup plus fort, et tellement plus réaliste.

Je ne peux pas faire une chronique sans faire un résumé du livre, mais je ne vais pas résumer sept romans, alors je dois faire un choix, aller tiens, au pif : Une seconde de toute beauté :

Comme je le disait ce livre est certainement mon préféré de Frédéric Dard. Un roman noir, sombre, certes, mais aussi à mes yeux, un roman plus que romantique, je trouve que l'atmosphère qui se dégage de ce livre est totalement empreinte de ce romantisme, soit-disant désuet maintenant.
Outre le cadre et les paysages il a surtout les personnages.
Commençons par  la victime, Héléna. Chacun des protagonistes du livre la juge différemment. Soit aimante et joyeuse, passionnée, insatisfaite et solitaire, soit malheureuse qui n’aime personne… Mais qui était elle vraiment?
On la retrouve morte, le pistolet de son père gisant à coté d’elle. Alors, meurtre ou suicide ?
Puis il y a les autres : Angélo et Elisabeth, ses parents, colonialistes purs et durs, Clémentine, la petite sœur, le souffle de fraîcheur, Hernando, son mari, l’homme violent, frustré et  impulsif dans toute sa splendeur, tonton le paraplégique légèrement alcoolique…
Toute cette famille se retrouve autour d’Hélèna, avec une seule question : « pourquoi est elle morte? » Les langues se délient. Elle rencontrait un homme, François Sauvage. Était il son amant, son ami, son confident ? Peu importe, il arrivait au domaine pour un interrogatoire musclé et violent.
C’est un huis clos magnifique, violent et pathétique, où les personnages tombent les masques au fur et à mesure, teinté d’une véritable et belle histoire d’amour. Dans ces 240 pages on trouve tout le talent de Frédéric Dard qui comme à son habitude conclut l’histoire par une fin inattendue.

Une préface et des notices de notre ami Dominique Jeannerod, une excellente analyse de sa part de cette période, j'aime San-Antonio, mais j’adore Frédéric DARD, je ne pouvais qu'être de l'avis de Dominique, cela donne, ou redonne, envie de relire les classiques du romans noirs.

De même à la fin de ce livre, vous trouverez une filmographie (films, téléfilms, feuilletons radiophoniques et pièces de théâtres) très compète établie par Jacques Baudou.
Si vous êtes un inconditionnel de Frédéric Dard, n'hésitez pas à vous offrir ce livre, si vous n'avez jamais lu, que vous avez essayé un San-Antonio, et que vous n'avez pas « accroché », risquez le coup, vous aller découvrir une autre facette de cet immense auteur.

En cette période où la crise est partout, et même dans le livre, j'espère de tout coeur, que nombreux seront les acheteurs, les lecteurs, afin que la série continue...

Roman de la nuit de Frédéric DARD
Préface et notice de Dominique JEANNEROD
Filmographie établie par Jacques BAUDOU
Éditions OMNIBUS
26€
ISBN 978-2-258-10792-2

vendredi 1 novembre 2013

les archives de la police scientifique française

Bonjour, excusez-moi, je vire les poussières et toiles d'araignées et je suis à vous...




Pff, vache, y a longtemps que je suis venu ici...
Manque de temps, déjà, et pas grand chose à dire, cela ne sert à rien, à mon humble avis, de venir juste pour dire bonjour...
Mais là j'ai du neuf, du beau, du lourd...

Voilà, de par mon métier, enfin, un des deux, j'ai une grande passion pour la médecine légale, la criminologie et les sciences forensiques.
Je me suis donc offert le magnifique livre : les archives de la police scientifique française de Gérard Chauvy aux éditions Hors Collection qui vient juste de paraître.
Un bel ouvrage, y a pas à dire, richement illustré sur les origines de ce que l'on nome aujourd'hui la PTS.

"La vérité est que nul ne peut agir avec l’intensité que suppose l’action criminelle sans laisser des marques multiples de son passage. "
Edmond Locard

En 1910, alors que les crimes des « apaches » hantent les esprits et que Clémenceau vient de créer les « brigades du Tigre », Edmond Locard, l’un des pères de la criminalistique, fonde, à Lyon, le premier laboratoire de police scientifique au monde.
Les casse-tête font la joie de Locard, grand admirateur de Sherlock Holmes, et cet ouvrage revient sur les dossiers extraordinaires qu’il a résolus : le corbeau de Tulle, l’affaire Gaumet, le singe cambrioleur démasqué grâce à… ses empreintes digitales !
Empreintes digitales justement, mais aussi examen des pores de la peau, traces de pas, ongles, empreintes dentaires, traces laissées sur les vêtements, poussières, taches de sang, étude des documents écrits, le docteur Locard développe et améliore de nombreuses techniques qui n’ont cessé depuis de faire leurs preuves.
Avec un détour par Scotland Yard et le FBI, la carrière de Locard et de ses collaborateurs sont de celles qui ont marqué l’histoire de la police criminelle mondiale pour toujours.

Grâce à de nombreux documents inédits reproduits ici, c’est à une plongée au cœur des secrets de l’enquête que nous invite cet ouvrage. La collection étonnante des objets du laboratoire de Locard (appareils de mesure, documents autographes, empreintes et armes en tout genre…), conservée à Lyon, y tient une bonne place, illustrant les tout premiers pas des méthodes d’identification, ainsi qu’un reportage au cœur de l’INPS aujourd’hui.
Historien et journaliste, Gérard Chauvy est l'auteur de nombreux ouvrages. Il collabore au Progrès et publie dans la revue Historia.

Pourquoi je vous cause de ce livre?
Ben tout simplement que vous trouverez dedans trois pages sur le Dabe, car en juin 1940, Edmond Locard créateur de cette police scientifique va  signer un article sur les tatouages dans Un mois à Lyon, aux côté de Frédéric Dard qui faisait ses premières armes dans le journalisme.
Peu de temps après Marcel Grancher, patron du journal et éditeur décide de créer le prix LUGDUNUM, et dans le jury de ce prix on va retrouver le Docteur Locard.
En même temps Frédéric à faire lire son manuscrit de Monsieur JOOS à Marcel Grancher qui le trouve "buvable" et lui conseille de présenter au susdit concours, bien lui en a pris, en 1941, le prix lui est attribué.
Cette époque scellera la naissance d'une longue amitié entre Frédéric Dard et le Docteur Edmond Locard, qui va devenir par la même occasion, de temps à autres, conseiller technique pour Frédéric.
Locard lui fera par exemple visiter la prison de Lyon, mais surtout il l'aidera, le conseillera dés qu'il le pourra.
Ils se vouent  deux  une admiration réciproque, Frédéric admirant le travail scientifique, la découverte, la recherche de Locard et  Locard le talent littéraire, l'érudition du langage de Frédéric.
...Je conserve encore des lauriers-hélas fanés-que vous m'avez tressés à une époque où je n'avais de calvitie à cacher... Frédéric Dard à Edmond Locard

Comme toutes les personnes qui ont compté pour le Dabe, un San-Antonio lui a été dédicacé, un bien choisi pour un toubib qui a défendu une thèse de médecine légale : C'est mort et ça ne sait pas !
"Au Professeur Édmond Locard, son...poulain de retour en affectueux hommage."
S-A

Note reptilienne : Notre vénéré Président anti-crise, Daniel Sirach et le non moins vénérable MSA sont cité dans ce livre.

samedi 7 septembre 2013

Anvers et damnation, ou le retour de Gillio...




Bon, j'vais essayer de vous faire un article sans flinguer mon calbute...

En ce moment c'est pas facile, je pense à toi ma p'tite caille qui me lit, tes yeux bleus enamourés d'une part, et surtout le pense au vendredi treize. Non pas que je sois plus superstitieux que la plupart des cocus qui vont allez filer du pèze à la française des jeux, non ce vendredi treize là, pour mézigue il est plus qu'important.

Il y a mon pote, mon ami, mon frère, mon mentor qui sort sort son dernier livre, quand j'dis dernier, c'est dernier en date, va pas t'imaginer des trucs.

Vous avez bien sur pigé que j'vous cause de Maxime Gillio, et oué, Monseigneur sort un nouveau livre, un polar, Anvers et damnation que cela s'appelle, c'est une aventure de Luc Mandoline, dit l'Embaumeur, une sorte de Poulpe du funéraire, et c'est édité chez l'Atelier Mosésu, donc chez moi,!
Et merde, un Kalbar(1) , il avait pas trois semaines...

Je déconne, je déconne, mais je suis vraiment ému, j'vais pas chialer la ménagère de moins de cinquante carats, mais ça fait quelque chose, éditer son pote, celui aussi par qui tout est arrivé, c'est quand même le"Grand" qui m'a présenté les auteurs, (là j'avais hésiter à mettre : qui m'a introduit dans le milieu, mais je me suis dire, avec la bande de pervers qui lit ce blog, c'est mort pour ma réputation), et pas que les gens du métier, Delphine qui fait partie aussi de la boite, bref sans son aide, et surtout la confiance qui l'a mis en moi (cherche pas Ducon, il a mis que cela en moi) jamais notre maison d'éditions n'aurait vu le jour.

Alors en plus devenir son éditeur, j'vous raconte pas l'kiff, comme ils disent maintenant ces jeunes cons.
Bon j'ferme la séquence émotion, et je vous en raconte un peu plus sur l'oeuvre de Maxime.

Et si DSK avait été tué dans une chambre d’hôtel ? Et si cet hôtel se trouvait en Belgique et non à New York ? Et si ce n’était pas le FBI qui enquêtait, mais Luc Mandoline, alias l’Embaumeur, le thanatopracteur préféré de ces dames ? Et si les pages de ce roman dégoulinaient de sueur, de sang et d’humour noir, vous le liriez, vous ? Oui ? Alors qu’est-ce que vous attendez ?
« En Belgique, il n’y a pas que les canaux que l’on retrouve pendus »



Et pendant que j'y suis, je vous rappelle que Maxime a écrit une nouvelle aussi dans le collectif des auteurs du noir 2013 : Santé !, une nouvelle sur et avec San-Antonio, édité chez l'Atelier Mosésu, deuxième couche dans le Kalbar...Pas la peine d'en dire plus sur ce livre, j'y ai déjà consacré un article .


Par contre, Maxime à participé aussi à un autre livre, l'Exquise Nouvelle, troisième édition : les aventures du concierge masqué, publié chez l'Exquise Édition.Dans ce livre on y retrouve aussi notre charmante directrice éditoriale Delphine.

 
"Pour finir la trilogie de l’Exquise Nouvelle, il nous fallait boucler une boucle entamée il y a deux ans. Mais attention, pas du bouclage à la sauvette ! Pas une saison 3 mesquine du bout du clavier. Non, du feu d’artifice, de l’apothéose carminaburanesque à la Robert Hossein !

Quelle plus belle symbolique, dès lors, que de concevoir une ultime saison reprenant ce qui avait fait le succès des deux premières ? Petit retour en arrière : été 2011, la toute première Exquise Nouvelle réactualisait le principe du cadavre exquis à la sauce Facebook. Bilan : une nouvelle complètement déjantée écrite à quatre-vingts mains et une gigantesque poilade. Un an plus tard, saison 2, à la mode oulipienne cette fois-ci, façonExercices de style du père Queneau : une même scène de départ imposée à tous les auteurs, et vogue la galère, chacun y va de son interprétation et de son univers.

Et la saison 3, alors ? Eh bien la saison 3 a réussi le défi de mixer le cadavre exquis et l’exercice de style ! Rien que ça ! Un thème imposé aux quarante-huit participants, en trois mots : Le Concierge Masqué ! Rien de plus. Ensuite, les participants se retrouvent répartis en seize trinômes, chaque membre écrivant successivement la tête, le corps et les pieds de la nouvelle. Un peu le principe des "Mix and Match", vous voyez ? Ces livres aux parties interchangeables.

Petit détail amusant : aucun auteur ne sait avec qui il a travaillé, ni ce qu’il est advenu de sa contribution. Silence radio complet des organisateurs. Comme depuis le début de l’exquise aventure, la philosophie ayant toujours été de mêler plumes confirmées avec duvets débutants, certains risquent de syncoper en découvrant de quel collègue ils ont pris la suite. Ou vice-versa.

Alors, prêts à entrer dans la farandole du Concierge Masqué ? Quelque chose nous dit qu’il n’en finit plus de grimper et descendre les escaliers pour remettre en ordre toutes les parties de ce gigantesque puzzle."



(1) HK si tu nous lis, tu dois vraiment l'avoir mauvaise, t'as joué, t'as perdu...

jeudi 25 juillet 2013

VUK, où quand un loup-garou est fan de San-Antonio et qu'il décide de s'engager pour sauver les libraires indépendants...



 Vu que j'ai peu d'actualité sur le maître en ce moment, que je ne peux pas causer de choses que je ne connais, ayant honteusement déserté l'assemblée générale de cette année, que j'voudrai qu'on croit que j'fais la gueule, je vais vous pondre une petit article fissa...
Un article sans interview, non pas que le gars soit bégueule, mais il est plus qu'overbooké, et vous en faites pas, on vous en fera une chiadée un de ces quatre dans le Monde de San-Antonio, promis craché, désolé, j't'ai envoyer un macaron sur la liquette, t'as cas po lire si près de l'écran non plus, c'est bien beau la , mais là t'es à un âge où il te faut foutre des bésicles, surtout quand j'crache...

Sinon je viens vous causer du sieur Jean-Luc Bizien, surnommé la machine à écrire humaine...
Jean-luc est un auteur qui en plus d'être talentueux est prolifique, un peu comme....
D'ailleurs lorsque j'ai commencé à le lire, complètement par hasard, il venait de publier aux éditions Baleine Mastication, et je collectionne les bouquins de cet éditeur depuis que j'ai découvert le Poulpe.
Bref je lis le bouquin, et là je découvre un auteur drôle, bourré de talent, j'sais, ce n'est pas le seul...Mais y a un truc...Ce truc c'est un peu comme une petite musique comme dirai mon pote Sergio, puis ce sont ces notes de bas de pages, ces allusions..
Ni une ni deux, je me rencarde sur le gars, discute avec et oui, il est fan de San-Antonio, du Dabe.
A tel point qu'à l'époque de  : D'où viens-tu Béru (1) un auteur se dégonfle au dernier moment, je contacte Jean-Luc, ok, il me dit que je le fais chier là, mais le gars il le fait, il nous fait un texte du feu de Dieu  sur ce bon Alfred...En moins de dix jours !

Et si je viens aussi à vous causer de Bizien en ce moment, c'est parce que le gars, il a encore une autre qualité que l'écriture en commun avec Frédéric..Le cœur , l'humanisme, la générosité...Je vous ai dit qu'il était charrette, débordé ?
Ouais, ben malgré ça, samedi il va faire pas loin de 700 bornes aller/retour pour signer des livres, mais pas pour vendre, non, pour aider une une librairie en difficulté, d'ailleurs il est même l'organisateur avec Paskal Carlier (2) de l’événement : Alliance Littéraire qui aura lieu ce samedi 27 juillet à Égreville (77) à partir de 10h30, vous pourrez tout au long de la journée faire dédicacer pas mal de livres par les auteurs présents, dont Jean-Luc bien sur. Mais il y aura aussi des animations de rue par les croqueurs de pavés, une reconstitution de scène de crime interactive à 18h00, avec mézigue et le Docteur Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin, qui donnera à 19h00 une conférence sur les tueurs sériels.

Je vous invite de tout coeur à venir si vous êtes dans le coin, rien que pour les livres, tout le reste, pis en plus de vous faire plaisir, vous aiderez Stéphanie, une libraire hors des sentiers battus à se sortir de la panade !

Merci...
(1) Toujours en vente, contactez-moi, ou viendez ce WE !
(2) les éditions du Preau

mercredi 29 mai 2013

Colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et Frédéric Dard »

30, 31 mai 2013, Salle 3, Présidence de l’Université de Savoie,
27 rue Marcoz, 73000 Chambéry

et 1er juin 2013, Hôtel Best Western, Chambéry

Entrée libre


Pour qui s’intéresse à la littérature populaire du Xxe siècle, il est impensable désormais de ne pas se pencher sur l’œuvre de Frédéric Dard, qu’il s’agisse de sa production signée San-Antonio ou des moins connus (car très distincts dans le fond et la forme) romans noirs signés de son nom.
Un premier colloque avait initié la recherche universitaire sur cet auteur prolixe à Bordeaux en 1965 ; un deuxième a été tenu en Sorbonne pour les dix ans de sa mort, en 2010, dont les actes ont été publiés récemment (San-Antonio et la culture française, F. Rullier-Theuret et al. (eds.), Chambéry, Ed. de l’Université de Savoie, 2010). C’est dans la lignée de ce dernier et avec les mêmes organisateurs (Dominique Lagorgette, Françoise Rullier-Theuret, Dominique Jeannerod et Thierry Gautier) que se tiendra du 30 mai au 1er juin prochains le colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et de Frédéric Dard ». Une vingtaine de communications sont à ce jour prévues. On s’interrogera sur les rapports qu’entretenait l’auteur avec des phénomènes linguistiques et stylistiques aussi variés que les notes de bas de page, les locutions latines, les proverbes, ou toutes autres formes perçues comme (proto)typiques de son écriture ; des questions comme l’usage du discours rapporté, des figures de style associées à l’écriture parodique ou des emprunts sont autant de pistes possibles.
Une publication des communications est prévue aux Editions de l’Université de Savoie.

L’assemblée générale annuelle des Amis de San-Antonio se tiendra à Chambéry cette année du 1er au 3 juin, afin de permettre aux membres de l’association d’assister aux travaux du colloque.

Comité local d’organisation : Dominique Lagorgette, Pierre Savouret, Marie-Ange Mayoussier (Université de Savoie)

Comité scientifique : Thierry Gautier, Dominique Jeannerod, Dominique Lagorgette, Françoise Rullier-Theuret, Raymond Milesi




Colloque « San-Antonio et la langue / la langue de San-Antonio et Frédéric Dard »


30, 31 mai 2013, Salle 3, Présidence de l’Université de Savoie,
27 rue Marcoz, 73000 Chambéry

et 1er juin 2013, Hôtel Best Western, Chambéry

Programme prévisionnel

Jeudi 30 mai

14h : inscriptions et accueil

14h30-15h : Mot de bienvenue et introduction

15h – 15h45 : Françoise Rullier-Theuret (Sorbonne), « Offenser grand-mère »

15h 45 - 16h30 : Pierre Laurent Savouret (U. de Savoie), « La Peuchère : les premières paroles de Frédéric Dard »

16h30 : pause

17h – 17h45 : Raymond Milesi (Amis), « Les figures de San-Antonio : transgression et dévoilement »

17h45- 18h30 : discussion

Vendredi 31 mai


10h30 : interview de Françoise Dard par D. Lagorgette (retransmission)
                                    
11h : Paul Mercier (U. Franche Comté), « Les registres de la voix de César Auguste Pinaud »

11h45-12h15 : discussion

14h45 – 15h30 : Dominique Jeannerod (Queen’s, Belfast), « Tics et toc du style Série Noire, invention linguistique de San-Antonio»

15h30 – 16h15 : Hugues Galli (Université de Bourgogne), « San-Antonio chez les Helvètes : la Suisse mise en roman(d) »

16h15 : pause

16h45 – 17h30 : Thierry Gautier (Amis), « Il poussa la porte et entra. – Pour une petite traversée de l’incipit san-antonien »

17h30 – 18h discussion

Samedi 1er juin 2013 : attention, changement de lieu !!!! Hôtel Best Western


9h30 – 10h15 Jean-Claude Anscombre (Paris 13), « Du proverbe au menu : le champ parémique de San-Antonio »

10h15 –11h : Serge Amore (Amis) et Dominique Lagorgette (U. de Savoie), « Notes de bas de page, norme et pied de nez dans l’œuvre de Frédéric Dard (San-Antonio, hors série et romans noirs) »

11h – 11h30 : Interview d’Albert Benloulou par D. Lagorgette

11h30 – 12h : table-ronde finale



compteur pour blog