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L'exquise Nouvelle

Pays

dimanche 17 juin 2012

Copinage...Elena PIACENTINI

Vu que c'est moi le patron de ce blog, je fais un peu ce que je veux, donc là, je vais vous mettre un article qui n'a rien à voir avec Frédéric Dard, enfin rien, c'est vite dit, Frédéric avait du talent, savait écrire, et bien la dame, non, la grande dame dont je vais vous causer ici, elle est aussi est pleine de talent, je ne peux faire qu'une chose, vous encourager à la lire...

Vu que je n'ai pas lu son petit dernier, j'attends qu'une personne me le procure avec la dédicace qui va bien (Merci d'avance), je vais vous parler de mon préféré : L'ART BRUT
Non pas que cela soit son meilleur, mais moi, j'ai souvent le pinceau qui démange, alors si on me cause peinture, ça m'électrise la virole!


Ce livre est la deuxième aventure du commandant Pierre-Arsène Léoni, flic Corse en poste à Lille. C’est le point commun avec l’auteure, elle-même Corse vivant dans cette ville.
Outre le caractère bien trempé du commandant Léoni – ses amours, ses amitiés et sa vie de flic, qui se mêlent à la narration sans casser le rythme du livre – ce qui m’a vraiment plu dans ce livre c’est qu’il est en corrélation avec l’une de mes passions : les Beaux Arts. Vous connaissez peut être cette toile sublime et envoutante de Francis Bacon : « le Pape qui hurle » ? C’est un  tableau fait d’après une étude du portrait d’Innocent X de Velasquez, qui représente un homme dans un semblant de cage poussant un hurlement sans fin.
Quand on retrouve une représentation de cette œuvre (retravaillée) en trois dimensions devant le Palais des Beaux Arts de Lille, on pourrait penser à une exposition extérieure, un « Happening » de jeunes artistes en mal de reconnaissance et ceci malgré la finesse et la beauté de leur travail. Mais lorsqu’on se rend compte qu’un cadavre est dissimulé dans l’œuvre, on entre dans une quatrième dimension.
Elena nous emmène dans le monde de l’art, nous prend la main et nous guide dans ce microcosme des artistes maudits et talentueux, un monde d’orgueil et de folie créatrice. Un livre passionnant avec une intrigue qui sort vraiment de l’ordinaire. Le seul reproche que je pourrait faire, c’est que chaque toile ayant servie à devenir une œuvre de mort, une scène de crime ne soit pas représentée. Mais après tout, cela fait travailler le lecteur.

Elena Piacentini sera en dédicace à la librairie Majuscule de Dunkerque samedi 23 juin. Avis aux lecteurs, curieux et journalistes : l'occasion de rencontrer un auteur majuscule, lui aussi, et une femme d'une rare intégrité.

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