L'exquise Nouvelle

Pays

mardi 21 juin 2011

le Marathon des Mots 2010


Il y a un an, à peu de jours près, se déroulait dans la Ville Rose le Marathon des Mots.
Un hommage était rendu à Frédéric Dard par l'intermédiaire de Jean-Pierre Donnadieu qui a lu quelques-uns de ses textes, depuis, malheureusement,  l'inspecteur auxiliaire Farges nous a quittés, le 27 décembre 2010 des suites d'un cancer.
Grâce à Michel BERGNES, membre éminent de l'association des Amis de San-Antonio, qui fut l'un pilier de cet hommage au marathon des mots, nous pouvons disposer des rushs de cette lecture, merci Michel.

lundi 6 juin 2011

La transgression chez San-Antonio


La soirée sur la transgression chez San-Antonio aura lieu le lundi 27 juin à l'Université de Savoie, à Chambéry, à partir de 16h30. Les conférences auront lieu rue Marcoz, à la Présidence, en centre ville, dans l'amphi De Cottignies.

Plan d'accès :

Voici le programme :
Dominique Lagorgette : "Discours transgressif et marque de fabrique : insultes, jurons et mots doux chez San-Antonio."
Thierry Gautier, Asso des Amis de San-Antonio : "Si un jour votre grand'mère... - Petite traversée des incipit san-antoniens."
Dominique Jeannerod, Queen's University Belfast : "L’instant fatal : le thème du choix transgressif dans les romans de Frédéric Dard."
Françoise Rullier-Theuret, Paris IV : "L'interrogatoire incorrect."
Raymond Milési, Asso des Amis de San-Antonio : « San-Antonio : les figures de la transgression. »

Que du beau linge pour vous "culturer" sur votre héros préféré !!!
Si vous êtes de l'assoce, il serai sympa de prévenir Dominique de votre venue.

Et quand San-Antonio fait des étude, c'est comme la Sorbonne : (San-Antonio Et La Culture Française - Actes Du Colloque International Des 18, 19 Et 20 Mars 2010 En Sorbonne)
Ben vous aurez pareil !!
Les actes de cette soirée seront publiés aux Éditions de l'Université de Savoie.

vendredi 3 juin 2011

Concours Gilbert Joseph et autres infos...

Les librairies Gilbert Joseph organisaient un concours : 

Il s'agissait d'écrire une lettre de refus pour un manuscrit, le participant se mettant à la place de l'éditeur et devant motiver son refus.Notre ami Éric Bouhier a participé, vous imaginez qui il a mis en scène...

Frédéric Dard – San-Antonio

Monsieur San-Antonio,
Nous avons bien reçu le document de près de 40 000 pages, relatant les 175 aventures du commissaire qui porte votre nom et qui est à ce jour le manuscrit le plus long que nous ayons eu à juger. Comme toute maison d’édition consciencieuse, nous avons pris soin de tout lire et vous comprendrez ainsi pourquoi nous avons mis un peu plus de quatre ans à vous répondre. Pourquoi ne pas nous avoir envoyé seulement le premier chapitre, voire la préface ou, même mieux, la quatrième de couverture ? Vous auriez évité de monopoliser notre comité de lecture qui, heureusement délivré aujourd’hui de vos san-antoniaiseries, peut enfin s’attaquer à quatre années de manuscrits laissés en souffrance, un comité par ailleurs littéralement épuisé et dont les repères grammaticaux et orthographiques ont été profondément bouleversés par le déchiffrage de vos élucubrations. Vous-même auriez gagné du temps en abandonnant rapidement ce délire littéraire qui nous fait douter de votre bonne santé psychique. Car autant vous le dire franchement, notre décision fut prise avant même avoir lu la première ligne de vos aventures et dès la découverte de quelques-uns des titres : Turlute gratos les jours fériés, Tarte aux poils sur commande, Bosphore et fais reluire !! Nous vous le demandons : sont-ce des titres ? Et dans quelle collection de nos Éditions de la Joie et de la Foi aviez-vous imaginé que nous vous publierions ? Croyez-vous que le seul fait de vous appeler San-Antonio et de recueillir une Marie-Marie fait de vous un saint ? Et en comparant le membre viril d’un de vos personnages, un dénommé Béru, à un saucisson Jésus de Lyon, surmontant deux généreuses Petites Sœurs des Pauvres, n’avez-vous pas réalisé que vous blasphémiez gravement ?
Sachez-le, colère et pleurs ont accompagné ces heures de lecture que vous nous avez imposées. Et que vous écriviez God Miché à la place de godemiché n’a rien fait pour nous réconcilier avec votre prose nauséabonde.
Non, Monsieur, nous respectons vos souffrances, la censure ne fait pas partie de nos méthodes, mais notre devoir nous impose, et d’alerter les services sociaux, et de détruire dans l’instant ce qui semble être un manuscrit original, dactylographié sur une IBM à boules (encore une de vos allusions perverses !), comme vous nous le précisez dans la lettre accompagnant votre envoi.
Oui, nous l’avouons, nous avons tremblé à l’idée qu’un tel brûlot puisse tomber dans les mains d’un éditeur moins scrupuleux et vigilant que l’est notre maison.
Pour finir, nous vous prendrons à votre propre jeu : dans une énième digression dont vous vous faites le chantre et, qui soit dit en passant, ne fait que nuire à l’intrigue et désoriente le lecteur, vous écrivez ceci, et c’est peut-être la seule remarque pertinente que nous porterons à votre crédit, encore que le choix du vocabulaire ne soit guère judicieux : les mots sont comme les pigeons, on peut les apprivoiser, mais un jour ou l’autre, ils vous chient dessus ! Eh bien, Monsieur, nous allons nous aussi nous lâcher et cela nous fera du bien après le tombereau d’insanités que vous nous avez infligé ces quatre années durant : en effet, étant parfaitement d’accord avec cette sentence, nous sommes persuadés que vous êtes aujourd’hui un sacré tas de merde !
En vous souhaitant que votre IBM vous saute à la gueule.
Avec notre con-passion (comme vous n’auriez pas manqué de l’écrire)
Et que cela soit dit et aussi vite oublié.
Ite missa est
Amen.

Vous pouvez lire les commentaires ICI

Par ailleurs Éric nous informe que le salon du livre de Vannes 17, 18, 19 juin présente une expo Frédéric Dard (Avec Joséphine et René Buvry, le graphiste, nous avons adapté l'expo que nous avions faite à la mairie du XVIIIe pour l'inauguration du square San-Antonio.)
Joséphine sera présente et signera son dernier livre.

Éric a aussi  fait une conférence sur San-A à la 28e foire du livre de Saint-Louis (près de Mulhouse) le 7 mai dernier.
Il a  eu le plaisir de dîner avec Didier Van Cauwelaert  qui a très bien connu Frédéric et n'a pas été avare d'éloges sur son œuvre. (voir l’article qu'il a écrit pour le Figaro lors de la commémoration du décès de Frédéric).

Anecdotique : j'ai trouvé dans un très beau livre, Éloge du silence, de Marc de Schmedt (espaces libres chez Albin Michel) une citation de San-A en p47 :
Les autres font ce qu'ils veulent de tes mots tandis que tes silences les affolent. (Maman les petits bateaux)

Il y a aussi plusieurs références à FD dans le délectable Dictionnaire des amoureux des dictionnaires (Plon) d'Alain Rey). Éric Bouhier à eu l'occasion de discuter avec lui ; il n'a pas fait de chapitre particulier sur le Dictionnaire San-Antonio, non pas qu'il n'apprécie pas l'œuvre, au contraire, et sa contribution à l'enrichissement de la langue française, mais parce qu'il considère que ce dictionnaire ne respecte pas la méthodologie d'un vrai dictionnaire ! Il faut dire que le bonhomme est pointu en la matière et même un des plus grands spécialistes au monde !

Amis de San-Antonio, vous avez  une actualité, des informations ?
N'hésitez pas, faites comme Éric, ce blog est le vôtre !



lundi 30 mai 2011

Jean-Paul BOUQUIN


Jean-Paul BOUQUIN est décédé.
Pas facile de rendre hommage à une personne que l'on ne connaît pas.
Je ne connaissais pas Jean-Paul directement, je ne l'ai jamais rencontré, bien sur je le connais, comment dire, par procuration, ses billets dans le Monde de San-Antonio, dont il était le directeur de publication.
Je possède bien sur IA ORANA, BÉRU ! écrit en 2008, un très beau roman exotique, puis bien sûr, la bible : LE CATALOGUE SAN-ANTONIO, plus de 600 pages, plus de dix ans de boulot acharné, car ce que je retiens de cet homme que je n'ai pas connu, c'est ça : un ACHARNÉ, un type au caractère bien trempé, qui envoyait chier son monde, mais qui était un puits de science sur Frédéric Dard et son œuvre...

Sur le forum des amis de San-Antonio, Thierry de Martrin, a très bien résumé ce que je pense de Jean-Paul Bouquin :
"Je ne connaissais JP qu'à travers ses billets d'humeur sur d'anciens MSA (dont un en particulier où il s'insurgeait contre le prix de certaines éditions originales), son fameux "Ia Orana Béru" qui est le meilleur roman pastiche de San-Antonio que j'aie pu lire et bien sur son catalogue qui est un travail titanesque et que je consulte régulièrement.
Je suis donc très déçu de constater que je ne pourrai jamais le rencontrer (peut-être là haut qui sait mais j'espère le plus tard possible) et je rejoins les autres dans le constat fait qu'autant l'année 2010 a été une année riche et pleine de joie pour l'association autant le 1er semestre 2011 est difficile et plein de tristesse.
Espérons que le 2ème trimestre 2011 ne nous apportera que des bonnes nouvelles !

Thierry DM"

J'ai aussi reçu, pour mettre ici un message de Thierry Derrien, trésorier de l'association, qui a bien connu Jean-Paul : 
"Un mec qui portait bien son nom, BOUQUIN, et à qui on doit le Catalogue San-Antonio et qui si sa santé, abimée, par les excès, avait pu lui donner la force, il aurait fait le catalogue Frédéric Dard.Un sale caractère, mais intègre et droit et je peux vous dire que les échanges de mails étaient parfois violents, mais si justes. Il  apportait tant à l'asso de par son rôle de secrétaire jusqu'en 2003, puis de directeur de la publication depuis, même si son état l'a empêché sur les dernières années de faire ce dont il était capable. Une année de chiotte car après Elisabeth, Jean- Paul, qui sera le prochain ? Déjà que j'ai failli y passer. Il laisse au moins un fils et je crois une fille, mais Daniel pourrait sans doute donner d'autres éléments ! Paix à son âme, il l'a largement mérité et il va rejoindre Celui qu'il vénérait tant...
AME HAINE. Thierry"

Éric Chabanon, lui a tout simplement rendu hommage avec "Un petit dessin montage à la Gauguin"
                                                                 IA ORANA JP

Je terminerai par cette maxime citée par Albert Benloulou :
AMI.
Un ami c'est quelqu'un qui vous connait bien et qui vous aime quand même.
(Hervé LAUWICK )
Je changerai juste la fin, "qui vous aime surtout".
Albert.

Un extrait d'un mail de Jean-Paul,  pris vraiment au hasard. C'était tout lui... :

Je ne vous pardonne pas votre silence. Vous n'avez aucune excuse. Allez vous faire foutre. Je vous enverrai la une du 42 et mon mot DQP mais allez vous faire foutre quand même. Un jour, c'est certain, je resterai muet. Tout comme vous. Tiens, je vais commencer aujourd'hui. Vendredi 22 juin 2007, 23 h 52.

JP 

Et si Bashung avait échangé des mails avec Jean-Paul... Si c'était cet échange qui l'avait inspiré : 
"Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira"
                                                 Frédéric DARD par Jean-Paul Bouquin
Voilà, l'association a bien dérouillé depuis le début de l'année, elle a perdu plein de gens irremplaçables, pourvu que ce soit la fin d'une longue série noire...

jeudi 26 mai 2011

Deux petits jours et puis s'en vont...


Deux petites tours et puis s'en vont...
En voilà un drôle de titre pour résumer une AG...
On va dire que c'est d'abord pour faire un clin d’œil à Patrice absent, et puis aussi parce que le temps passe vite, je me revois encore arrivant vendredi vers 16 h 00, accompagné de Jéjé, François et de Michel, saluant Thierry, Gérard et Dédou qui s'occupaient de l'accueil, je me revois me morfondant, assoiffé par un long voyage, (d'où je partis seul, mais par un prompt renfort nous fûmes plus de cent arrivés à bon port), et le bar n'ouvrait qu'à 18 h 00 !!!
Effusion de joie, bises, bourrades amicales dans le dos, toujours est-il que nous étions tous heureux de nous retrouver pour notre assemblée générale annuelle...
Tu dois traverser le village pour accéder à ton bungalow, ils veulent nous faire crever de soif chez Belhambra ? En sillonnant les chemins du club de vacances, sous le Mohamed qui cognait déjà dur, regardant ces magnifiques palmiers, me suis arrêté avec ma valise pas loin de la flotte, j'ai tendu l'oreille et j'ai entendu mon subconscient me chanter :
"  Bienvenue à Galaswinda, Darladirladada, y a du soleil et des nanas, Daraladirladada, on va s'en fourrer jusque là, darla dire ladada, pousse la banane et mouds l'kawa..."
Une fois les affaires rangées, en fait  tu balances la valise dans le studio de vacances, lâches un fils et te files un coup de flotte sur la tronche, tu retournes voir les potes...


Les festivités ont commencé par  notre GéGé de l'AG qui nous a fait une bien belle conférence sur "San-Antonio et ses dames", sa voix de stentor nous a conté la vie de San et de ses dames, si je puis dire, et je vous causera pas de l'effet de cette voix sur les donzelles de l'assistance...

Vint ensuite l'inauguration du vernissage de l'exposition de Pierre Aufort qui "copie" avec grand talent, et je sais plus ou moins de quoi je cause, (voir l'excellentissime "Les Croquis du Croco" en vente auprès de l'association), les dessins de Dubout à l'encre de Chine, travail de longue haleine lorsque l'on sait le nombre de traits constituant un dessin du génial illustrateur, le nombre de détails, car comme vous pouvez le voir, reste pas grand espace de libre sur la feuille...




Puis vint l'heure de l'apéro, enfin me direz-vous... Suivi du repas dans la salle de restaurant où régnait un immense brouhaha fait d'éclats de rire des uns et des autres, c'est pas là que tu vas entendre des gens s'insulter...




Toujours à la pointe de la manipulation linguistique, de l'à-peu-près capillo-tracté, Raymond Milési, le Maître Cappelo des Amis de San-Antonio, nous a régalé de ses jeux , où bien sur rien n'est truqué, puisque c'est rien que le vice-président qu'a gagné, tu sais l'grand qui lit les question en loucedé avant qu'elles soient posées...




Direction l'bar, où l'on trouve les copains, mais on s'est fait virer à minuit, c'est pas humain, va y avoir des représailles !!

Samedi
Tu le crois ça ??
9 h 00 du matin faut être d'attaque !!!
Ah ! les vaches, je vais pas vous causer comme quoi y a division de groupes, z'ont fait la même chose, juste en décalage..
Pour ma part ça a commencé par un jeu, une fois de plus créé par Raymond, où que tu dois dire si San-Antonio il aime où il aime pas. Là non plus le jeu n'était pas truqué, puisque d'un côté on avait Gérard Kauffmann, qui était opposé.... à Sandrine Kauffmann (bon, on est désolé, mais si on veut qu'ils gagnent un truc, on est obligé de faire comme ça, et ils méritent, oubliez pas leur splendide musée !!)


Ensuite, le car, direction Musée Dubout à Palavas-les-flots, c'est beau, le cadre, puis puis les dessins formidables de Dubout, présentés par Didier Dubout, son petit-fils, avec qui j'ai eu l'occasion de discuter, un homme très gentil animé par la passion de faire connaîre et perdurer l’œuvre de son grand-père.



15 h 00 bourse aux livres et séance de dédicaces, y avait plusieurs auteurs, Maxime Gillio, Jean-Luc Issarni,...et Mézigue !!
Y a pas à dire, ça fait drôle de signer un bouquin, de dédicacer ses dessins, encore merci à Max de m'avoir fait remarquer toutes les fautes sur les petits mots, les mecs, z'avez de vrais collectors entre les pognes !!


17 h 00, on retrouve Didier DUBOUT pour une conférence-débat très touchante, bourrée d’anecdotes, et en prime quelques inédits de Dubout, dont un dessin tiré de Béru-Béru qui ne fut pas publié à l'époque...
Une tombola était organisée, le gros lot était une lettre, lettre de Frédéric envoyée à Albert Benloulou. Albert offrait gracieusement cette lettre à l'association, juste avant le tirage au sort par une main innocente, heureusement que la petite Joséphine était là, parce que sinon on était dans la merde, Albert nous a lu cette lettre...
Et le gagnant fut Philippe Goulu, très ému de recevoir ce cadeau d'une valeur inestimable...


Ne pouvant faire son sketch à table vu que le restaurant est collectif, Marc Armanet, notre Béru, l'a fait dans la salle, des primaires aux élections du bureau 2012, mais depuis le bruit court qu'une femme de chambre qui faisait son pucier a eu des douleur dans le fondement quand il est sorti de sa douche...
J'y crois pas... Béru prendre une douche.. J'y crois pas...


21 h 00 Raymond Milési et Françoise Rullier-Theuret dans "les mots crient, les mots ruent", je peux pas vous en parler, j'étais en train de négocier les horaires de fermeture du bar, faudra voir avec des gens plus sérieux, genre ceusses qui écrivent dans le MSA...
21 h 55 Je reviens pour essayer de tricher et faire mon "boulot de photographe, merde la conférence est finie, c'est un travelo qui est sur scène !!!




Ah non, c'est Serge Gautron, avec de nouveaux personnages, burlesques et cocasses...
22 h 20, je viens mettre au courant les copains que l'on va pouvoir reporter d'une heure la fermeture, coup de bol c'est la suite du  tirage de la tombola, mon ticket est tiré au sort pour un lot de bouquins, du coup, tout le monde a cru que j'étais là depuis le début...

Paraîtrait qu'ensuite un film a été diffusé, mais j'étais retourné négocier les horaires de fermeture, fallait qu'on reste après minuit, afin de fêter l'anniversaire notre trésorier, les quarante-huit carats de Thierry Derrien, et je peux te dire que je suis fin négociateur, ils nous ont foutus dehors à deux heures du matin, comment tu dis ?? fin bourrés aussi ??
Peut-être, va savoir...

 Dimanche...
9 h 00, Doliprane et petit-déj....

10 h 00 Assemblée générale, comme quoi y reste encore des sous, Thierry gère bien, que Max ne se représentera pas l'année prochaine parce que en fin de compte c'est pas qu'un poste de branleur "Vice-Président", que grâce à Jean-Hugues Lamarre les MSA non disponibles vont être réédités, que l'année prochaine l'AG est aux Mureaux, qu'il va y avoir une superbe revue de presse faite par François Vandeberghe, Didier Poiret (lui, il est sur tous les coups, le surhomme de l'assoce) et Jacques Bernard dit le Piton, que l'on refera des collectors comme les tee-shirt, casquettes et mugs qui se sont très bien vendus, l'Ordre des Matelassiers était aussi au goût du jour, encore ?? on arrête ??
Moi, perso, ça m'aurait fait triste que l'on arrête, déjà je l'ai pas, donc ça peut pas s'arrêter de la sorte, puis ce n'est que ma troisième année et cela fait partie des grands moments de l'AG, preuve en est, l'émotion de Sandrine et Gérard quand ils ont parlé de la leur.

11 h 40, dernier apéro....
Les premiers copains s'en vont déjà...
12 h 30 repas, puis superbe surprise de Nassima pour l'anniversaire de son homme, un magnifique fraisier pour tous les amis de San-Antonio, afin que Thierry fête son anniversaire avec nous...


Et comme en Gaule il n'est de banquet qui ne se termine en chanson, Serge Gautron a pris sa guitare et nous a joué quelques savoureux morceaux de son répertoire, notez que lui, on l'applaudit, il n'a pas fini comme Assurancetourix accroché dans un arbre...

Vivement l'année prochaine !!!

Je tiens aussi à préciser que les absents étaient présents dans les cœurs, ceux qui ne pouvait venir, et ceux qui ne pourront plus venir, malheureusement...
Deux hommages ont ainsi été rendus à Élisabeth, Chris a interprété une chanson pour elle
Et un livre d'or était là, afin que ceux qui le désiraient puissent laisser un mot en sa mémoire...

mercredi 11 mai 2011

Change pas de main... Ça vient !!


Eh oui, ça devient bon surtout, plus qu'une semaine et demie, et voici venu le temps de la grande messe annuelle des Amis de San-Antonio, un peu plus précoce cette année (hommage à l'un de ses membres, mais l'amitié m'empêche de balancer son nom ici), mais vendredi prochain, tous ceux qui le pourront se retrouveront à l'hôtel Alambra de la grande Motte, pour un week-end de festivités...

Je ne sais pas grand-chose du programme, les membres du "Polit-Bureau" gardent le secret, mais certaines informations arrivent à filtrer...
Tiens d'abord, te charge pas comme une mule, tu peux déjà te délester du dernier de Patrice Deux petites tours et puis s'en vont, ce n'est pas la peine de le mettre dans ton sac pour une dédicace, Patrice ne pourra être présent parmi nous cette année...Peut être en a-t-il mare de dédicacer ses ouvrages ayant un relent de vielles chaussettes et de calbutes périmés, tu crois pas qu'il serair temps que tu disposasses d'un second sac de sport ?

Bon, sinon quoi d'autre te dire?
Si j'ai quelques infos...
- Tout d'abord la présence à l'assemblée générale de Monsieur Didier Dubout, petit-fils d'Albert, je te ferai pas l'injure de te faire la bio du Monsieur, pour une conférence avec la diffusion d'un film de témoignages sur Dubout de 15 minutes, il se peut que la téloche soit même là, alors lave tes dents et rentre ta langue...
-Didier Dubout présentera un projet d’œuvres complètes de DUBOUT, dont on causerait que les membres de l'assoce pourraient bénéficier d'une jolie remise, pour une pièce qui restera quand même conséquente...
-Tu pourras te délester de quelques €uros pour faire vivre l'association en achetant les jolis objets collectors qui seront mis en vente !!! On n'hésite pas, car sans ce genre participation de notre part, et notre cotisation annuelle, l’association ne pourrait survivre.
-Une présentation, grâce à des photos faites par Joséphine, de la collection personnelle "Dubout" de Frédéric
-Serge Gautron nous fera un nouveau personnage, j'en sais pas plus, ils veulent rien dire...
-On s'autorise à penser dans les milieux autorisés qu'il y aurait un truc secret défense autour du "Mer d'Alors", quand j'ai su ça, j'ai eu un peu peur, mais je n'ai trouvé aucune membre de l'association des Amis de San-Antonio se prénommant Laure...

Voilà, tu m'excuseras, mais j'en ai pas plus à te dire, j'en sais pas plus, si d'ici une semaine et demie j'ai d’autres nymphos, tu peux compter sur ma grande gueule...
Autrement dit, viens faire un tout tous les jours ici !
A vendredi 20 mai... au bar !!

jeudi 28 avril 2011

Cérétan, ma girouette t'épie

Il y a quelques années, notre maître Frédéric avait fait parler un chien, celui de San-Antonio. Salami qu'il s'appelait le bestiau.Oh ! à l'époque, et même encore maintenant, ça avait fait débat, "y a des qui sont pour" et "y en a d'autres qui sont contre".
Mais l'idée était là, farfelue, osée, un peu dingue dans du roman policier, mais comme dirait l'autre, fallait y penser.
Alors que dire d'un gars, qui lui va pas faire causer un clebs mais une girouette, une girouette qui se trouve sur le toit de sa maison.
Alors là, j'en entends déjà dire que la tramontane, c'est le vent de son bled, lui a fait tourner la tête, ben moi je te dis non, je dis juste que le gars est un fan de Frédéric Dard, un Ami de San-Antonio, et que surtout, il a la plume cocasse, et ça c'est bien.
J'ai donc l'honneur et la joie , immense lectorat, de parler de son livre, Cérétan, ma girouette t'épie, avec l'auteur Jean-Luc Issami.

Bonjour Jean-Luc, on ne se connaissait pas, je n'en suis qu'à ma deuxième assemblée générale, c'est par un article et grâce à Sergio Amoré que je t'ai contacté, ce fut un plaisir d'entendre ta voix chantant le soleil (sous la pluie et le froid dans le sud ouest, alors que c'est la sécheresse en Normandie...). C'est toujours un plaisir de savoir qu'un membre de l’association sort un livre, c'est ton premier si je ne m'abuse, quel effet cela fait il de savoir que l'on va lire ton œuvre, que toi qui aimes les livres ?

Tu m’aurais posé la question il y a de cela trois ou quatre mois en arrière, je t’aurais répondu qu’il n’était nullement question de le concevoir. Je me suis pris à un petit jeu grâce à un copain de classe qui s’est exilé en lointaines terres arides du Narbonnais (je réside en PyrénéOrientalies à 90 kms de là). De plus, il est allé leur piquer une fille du coin qu’il a épousée.... mais tout le monde s’en fout ! Bref, je lui ai adressé un ou deux textes par Internet, il a aimé, en a souhaité d’autres et en a exigé de meilleurs. Je lui ai adressé les pires qu’il a jugés  pas trop et mieux meilleurs. Puis m’a ordonné d’en faire un bouquin... je m’en fiche j’avais les photos en réserve. 

Le principe de faire parler une girouette est loin d'être idiot, en effet du haut de son socle, tournant aux quatre vents, elle voit tout, entend tout. Comment t'est venue cette idée ?

 L’idée de la girouette qui parle m’a été pondue par l’oiseau lui-même car j’ai été le premier surpris qu’un simple oiseau en ferraille à la crête plutôt rouillée (et sans emploi) que j’ai bienveillamment placé sur mon toit en tant qu’employé Météoresque du quartier se mette un jour à cocoriser. Au début, c’était le top : mémère écrasait sur le toit et demeurait peinarde comme toute girouette qui se respecte  mais voilà que, du jour au lendemain, la Miss décida de jouer les vedettes. Figure-toi, que l’oiseau se mit à intercepter ses compères de passage et à les contraindre à lui rendre des comptes, un peu comme toi quand tu banques à la sortie de l’autoroute... heureux de venir étrenner une paire d’espadrilles dans MON sud.

Tu as mis combien de temps entre l'écriture en elle même, puis trouver un éditeur, est ce que cela fut un travail de longue haleine ?

Trouver un éditeur  a été chose facile puisque LA girouette édite elle-même (moi pas !) son délire. Une fois encore, la bestiole m’a obligé à chercher sur la Toile un site où s auto - éditer est à la merci du premier... Merci d’y avoir songé ! Conscient de mes capacités en matière d’agencement de textes et de photos, j’ai confié tout le boulot à un pote ex-imprimeur avec lequel j’ai bataillé durant plusieurs soirées puis nous avons adressé directement les fichiers PDF à l’imprimeur. Mon travail a duré pratiquement neuf mois, le temps d’une grossesse normale et de s’apercevoir que le bébé ressemble étrangement à maman Girouette !

Dans le dos de couverture, on parle de plus de cent personnages différents, tous sont plus ou moins réels, puisque tu mets que le lecteur peur reconnaître untel, voire se reconnaitre lui-même, mais les histoires, est ce de la fiction, des souvenirs, ou bien un savant mélange des deux?
 
ll y a un curieux mélange de vérité, de fausse vérité, d’histoires vraies et de fausses histoires, du vrai, du pas vrai... et pas besoin, je le répète, de connaître celui-ci ou celle-là. Ce serait faux de dire que oui !

J'ai lu quelques pages de ton livre, et elles m'ont bien plu,puisque je te l'ai demandé, mais une question, peut-être idiote, est ce que ce livre est surtout destiné à un lectorat régional, ou bien moi, du fin fond ma Normandie je peux entraver tout sans connaitre aucun des protagonistes de ce livre ?

Un gars normalement constitué (débarqué en Normandie ou en Provence), s’il a franchi avec un peu de chance le cap du CE2 doit pouvoir s’en sortir pour capter... Les héros du cru sont de type universel... Il y a du San-Antonio et du Pagnol dans l’air !

Est-ce que tu es tenté par l'écriture d'un autre livre ? Peut-être d'ailleurs est-elle en cours...

Écrire un deuxième livre ne me titillait aucunement les neurones mais je te le confesse, érotiquement, tout le monde en redemande déjà. J’ai  réalisé la dédicace du bouquin le samedi 23 avril dernier, les gens qui n’ont pu y assister se sont excusés, les potes se remémorent des histoires et m’en proposent de nouvelles. Je ne voudrais pas qu’ils me tirent de ma léthargie en  prétextant qu’il est temps de reprendre la plume.

Eh bien Jean-Luc je te remercie pour m'avoir accordé un peu de ton temps, au plaisir de te voir à l'AG, de boire un verre, et surtout, n'oublie pas mon livre avec une jolie dédicace !!!

Si vous aussi vous désirez commander le livre de Jean-Luc pour qu'il vous l'amène à l'AG, cliquez Là!

Je tiens aussi à vous signaler que Jean-Luc avec un autre de ses amis est le concepteur d'un logiciel, un dictionnaire Français/Argot qui répond au doux nom de ARGOTON, en téléchargement libre Ici

Ci-dessous, les premières pages téléchargeables du livre, afin de vous donner un avant gout...
Cérétan, ma girouette t’épie !

À celle qui fait tourner la tête
de ma girouette : la Tramontane…

PRÉFACE
Quel plaisir a été le mien lorsque Jean-Luc ISSARNI, Cérétan de pure souche (du lotentique, aurait dit
PAGNOL), me demanda si j’accepterais de relire et d’annoter d’une plume critique ses productions qui font
revivre avec humour des situations ou des personnages de notre jeunesse !
Il faut dire que, comme lui, j’ai usé mes fonds de culotte sur les bancs de la Communale, sous la férule de
Madame COSTE ou de Monsieur ESPINET, pour ne citer qu’eux.
Plus tard, nous nous sommes retrouvés au lycée et je me souviens avec plaisir des rigolades que nous avons
partagées et, je dois l’avouer, il en était le plus souvent l’initiateur, tant il avait, déjà, le regard pétillant de
malice et le sens de la formule qui déchaîne l’hilarité, et ce, au détour d’un lapsus de tel ou tel professeur.
D’ailleurs, notre cher professeur de lettres de sixième, Monsieur BERTHELOT, avait dû percevoir ses talents
oratoires et satiriques, car, un jour que le bavardage de Jean-Luc avait dérangé sa propre péroraison, il lui
adressa ce trait plein d’humour, rendant hommage du même coup à sa rhétorique : « Maître ISORNI, sortez !

Mais, trèfle de plaisanterie (comme dirait un lapin dans un carré de luzerne), n’anticipons pas (comme
aurait dit MATHUSALEM en parlant de la retraite des vieux), venons-en au fait !
Et le fait, c’est ce projet original qu’a eu Jean-Luc de faire revivre avec une mémoire aussi incisive qu’un
scalpel et un humour aussi décapant que le meilleur antirouille, ces petites anecdotes qui ont marqué notre
jeunesse cérétane, et surtout ces personnages hauts en couleur dont toute notre génération se souvient avec une émotion attendrie et amusée.
Il faut dire que ces héroïnes du quotidien, comme la grand-mère TAZA au catogan bien raide et au menton en
galoche, comme Thérèse REY se faisant un passage dans la travée centrale du bus à grand renfort de coups de ventre et de postérieur, avaient quand même fière allure.
Les figures masculines évoquées dans ces pages, qu’elles soient cléricales, comme l’archiprêtre CARBOU
ou l’abbé CHAUVAT, ou plus simplement laïques, tel notre MARTY de « Lav-Net », ne le cèdent d’ailleurs en rien à leurs consoeurs en matière d’originalité et de fantaisie.
Mais, ce que l’on aime dans ces pages, c’est aussi, et presque surtout, la toile de fond, le décor qui encadre ces personnages du théâtre du passé. Cet arrière-plan, c’est le tissu même d’une vie quotidienne dans une époque révolue, mais ô combien plus simple, conviviale, j’allais dire heureuse, que la nôtre, préoccupée avant tout de rendement et de nombrilisme ! Quel plaisir de retrouver les fêtes du bon vieux temps,
mais aussi les anciennes traditions des jours où la salle de bain n’existait pas et où la convivialité et l’hygiène se réunissaient aux bains douches municipaux, à l’instar des anciens Romains qui n’hésitaient pas à parler de la pluie et des jeux du cirque, côte à côte sur les latrines du Forum.
Quel plaisir aussi de retrouver les vieux quartiers qui avaient une âme : la place des Neuf-Jets et son
intarissable coiffeur, Michel ZOCCHETTO, la trouée (mal)odorante des Tins et son cortège de relents, de
reliefs du « ventre de Céret », comme aurait dit ZOLA.
Bref, le prof de lettres à la retraite que je suis a relu avec délectation ces pages qui savent si bien restituer le
passé dans son épaisseur, sans jamais tomber dans la nostalgie de l’ancien combattant.
Non, c’est bien là l’oeuvre d’un authentique Cérétan qui nous amuse la plupart du temps par ses saillies (ne
voyez là aucune connotation coquine !) et nous met sous les yeux, avec un effet de réel étonnant, des personnages  et des anecdotes vieux déjà de ….
... Mais non, le temps s’est arrêté grâce à Jean-Luc et je dirai pour terminer sur le trait dominant de son
caractère, l’optimisme : « mais toi non plous tou n’a pas changé ! ».
Qu’on se le lise !!!
Jacques VIDAL, Cérétan transfuge chez les …… Gavatx.

PROLOGUE
Qui aurait pu prétendre qu’un volatile serait à même de bouleverser à la fois mes us et tes coutumes ? Car,
figure-toi que celui qui me préoccupe est un drôle d’oiseau doublé d’un sacré coco qui n’a pas le bec
tendre !
Pourtant, au départ, la bête n’est en soi (pardon, en ferraille) qu’un coq traditionnel que j’ai conçu et fixé à
un mat en guise de girouette.
Je lui ai fourgué un boulot pépère : se laisser reluque le croupion afin de vérifier la précision d’un éventuel
sirocco ou la ténacité de miss Tramontane qui lui refile ses battements d’elle. Et bien, le zozio, au lieu de me
remercier, que dalle, il me snobe !
Depuis qu’il domine la situation, Machin a pris les choses de haut, n’en fait qu’à sa crête et me toise comme
un vulgaire quidam. Bien vite, je l’ai menacé de lui rabattre le caquet et de lui voler dans les plumes, mais,
arrogant, Monsieur jacte : « Coq ito, ergot sum » traduisible (je pense) par : « Pépé, lâche-moi les baskets. »
Non, mais tu te rends compte : un coq prétendu Gaulois qui cause en latin et se fiche de ta poire de
Catalan, un coup Français, un coup Espagnol !

Heureusement que j’ai repéré son manège avec un couple de pigeons avec lesquels il roucoule des jours
heureux. Sont-ce deux mâles ou deux femelles, un mâle et une femelle, une femelle et un mâle ? Toi, cherche !
Moi j’opte pour deux femelles, car, pire que des pies, ce sont des pies... pelettes qui jasent nuit et jour !
Mais aujourd'hui (plus qu’hier et moins que demain) nous craquons au Râ du sol, c’est l’été, juillet, la très
grosse chaleur... Coco la girouette m’interpelle :
— Fait chaud !
— Sûr !
— Je grince !
— Sûr !
— Mets de l’huile !
— D’accord, à condition de me dire ce que sont devenues
tes ouailles !
— Envolées !
— Trop chaud pour ailes ?
— Elles m’ont tout raconté !
— ???
— Je sais tout, tout, tout sur tout, si, si ! Des histoires noires, véridiques, des vertes et des pas mûres, sur
certains, sur des grosses pointures, décédées ou pas, des histoires rocambolesques et d’autres peu vraisemblables ou inventées.
— Raconte-moi primo ce que tu sais puis, dès que tu auras terminé, nous pourrons aller casser la graine
ensemble.
— D’accord !
— Que dirais-tu d’un petit coq au vin ?
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